Un Palestinien plaide non coupable de meurtre pour une attaque au couteau à Tel Aviv
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Un Palestinien plaide non coupable de meurtre pour une attaque au couteau à Tel Aviv

Raed Masalmeh affirme que l’attaque de la synagogue d’un immeuble de bureaux n’était pas préméditée et demande à être jugé pour homicide involontaire

Raed Masalmeh, 36 ans, devant la cour de Tel Aviv le 2 décembre 2015 (Crédit : Flash90)
Raed Masalmeh, 36 ans, devant la cour de Tel Aviv le 2 décembre 2015 (Crédit : Flash90)

Un Palestinien qui a poignardé à mort deux Israéliens à Tel Aviv l’année dernière a plaidé lundi non coupable des accusations de meurtre devant la cour du district de Tel Aviv.

Raed Masalmeh, 36 ans, père de cinq enfants vivant dans la région de Hébron en Cisjordanie, avait précédemment avoué avoir pris un couteau de 22 centimètres dans un restaurant de Tel Aviv où il travaillait et avoir poignardé à mort Reuven Aviram et Aharon Yesiav devant la synagogue d’un immeuble de bureau voisin le 19 novembre 2015.

Pendant l’audience, l’avocat de Masalmeh a déclaré à la cour que son client n’avait pas prévu les meurtres, et a demandé que la cour rétrograde le chef d’accusation de meurtre à homicide involontaire.

Masalmeh avait déclaré aux enquêteurs qu’il avait été conduit à mener une attaque pour des raisons nationalistes et avait affirmé qu’il voulait mourir en martyr. Pendant une audience de décembre où il avait reconstitué son crime, Masalmeh avait exprimé des regrets pour ses actions et pleuré.

Reuven Aviram (Autorisation)
Reuven Aviram (Autorisation)

Le procureur a rejeté la demande de Masalmeh, disant au juge lundi que de « multiples témoignages et la déposition précédente de l’accusé prouvent son intention de meurtre ».

Masalmeh a refusé de subir un examen psychologique et le juge a fixé une date pour son procès en juillet.

Selon l’inculpation, Masalmeh a poignardé plusieurs hommes rassemblés pour Minha, le service religieux juif de l’après-midi, dans l’immeuble Panorama. Après avoir poignardé deux hommes devant la salle de prières artisanale, d’autres fidèles ont lutté avec Masalmeh pendant quelques minutes pendant qu’il essayait de forcer le passage pour entrer dans la salle.

Il a finalement abandonné ses efforts et est parti, poignardant une troisième victime qu’il a croisée dehors avant d’être maîtrisé et dominé par des passants.

Plus tôt cette année, la Cour suprême avait rejeté un appel de sa famille pour arrêter la démolition de la maison familiale en raison de ses actes.

D’autre part, le site d’informations Walla a annoncé lundi qu’un autre assaillant palestinien, affrontant des accusations de meurtre pour avoir tué un garde de sécurité israélien dans un centre commercial avec une hache dans une implantation proche de Jérusalem en février, a changé son témoignage et avoué que l’agression sanglante avait été préméditée.

Tzvika Cohen. (Crédit : Facebook)
Tzvika Cohen. (Crédit : Facebook)

Saadi Ali Abu Ahmad, habitant d’Azariya, en Cisjordanie, 21 ans, avait initialement affirmé que son attaque contre Tzvika Cohen n’était pas prévue et était causée par une vengeance personnelle.

Peu de temps après, il avait modifié son histoire et dit aux enquêteurs que l’attaque avait un motif nationaliste.

L’avocat d’Ahmad a cependant déclaré que les enquêteurs du Shin Bet avaient placé une pression « extrême » sur son client pour qu’il modifie son témoignage.

Tariq Bargot a déclaré qu’il demanderait une explication détaillant les aveux d’Ahmad à l’agence de sécurité.

Selon l’inculpation de la cour militaire de Judée, Ahmad avait décidé de mener l’attaque après avoir vu aux informations en janvier que les forces de sécurité israéliennes avaient refusé une aide médicale à des assaillants palestiniens blessés.

Le procureur a déclaré qu’il prévoyait l’attaque depuis plusieurs semaines, et avait fait entrer une hache, qu’il avait apportée de chez lui, dans le centre commercial de Maale Adumim où il travaillait.

Tard dans la nuit du 25 février, Ahmad avait attaqué Cohen, le frappant de multiples fois à la tête et dans le haut du corps avec la hache avant de le faire suffoquer avec du gaz poivré.

Vidéos de caméras de sécurité montrant le Palestinien Saadi Ali Abu Ahmad attaquant le garde de sécurité Tzvika Cohen avec une hache, dans le centre commercial de l'implantation de Maale Adumim, le 25 février 2016. (Crédit : YouTube/Alik Maor)
Vidéos de caméras de sécurité montrant le Palestinien Saadi Ali Abu Ahmad attaquant le garde de sécurité Tzvika Cohen avec une hache, dans le centre commercial de l’implantation de Maale Adumim, le 25 février 2016. (Crédit : YouTube/Alik Maor)

Ahmad avait ensuite fui chez un de ses proches dans sa ville natale, où il avait avoué l’attaque. Le proche avait convaincu Ahmad de se rendre aux forces de sécurité israéliennes.

Il affronte des accusations d’homicide volontaire devant un tribunal militaire de Cisjordanie, l’équivalent d’une accusation de tentative de meurtre dans une cour civile israélienne.

En mars, un porte-parole de l’hôpital Hadassah Ein Kerem de Jérusalem avait annoncé que Cohen montrait des signes d’amélioration important et devrait commencer sa rééducation.

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