Un prêt garanti par l’État pour sauver la compagnie El Al
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Un prêt garanti par l’État pour sauver la compagnie El Al

Ce nouveau plan permettrait aussi au transporteur, au bord de la faillite, d'émettre des actions à hauteur de 150 millions de shekels, l’État promettant d'acheter les non vendues

Un Boeing 787 Dreamliner de El Al à l'aéroport international Ben Gurion. (Flash90)
Un Boeing 787 Dreamliner de El Al à l'aéroport international Ben Gurion. (Flash90)

Après des semaines de négociations tendues, le gouvernement a annoncé qu’il allait garantir un prêt de 250 millions de shekels au transporteur aérien national El Al, actuellement au bord de l’effondrement.

La compagnie a demandé une aide significative pour pouvoir se maintenir à flot après avoir été détruite par la pandémie de coronavirus, qui a quasiment immobilisé le trafic aérien international.

Selon un plan qui a été annoncé dimanche par le ministère des Finances, la compagnie obtiendra donc un prêt d’un quart de milliard de shekels dont la plus grande partie sera garantie par l’État.

De plus, El Al émettra des actions pour un total de 150 millions de shekels, et l’État promet d’acheter celles qui resteraient invendues.

El Al a fait part à la bourse de Tel Aviv de l’offre faite par le ministère des Finances – une offre qui doit encore être formellement approuvée par la firme, le gouvernement et la commission des Finances de la Knesset, a noté le transporteur aérien dans une déclaration.

Le mois dernier, El Al avait indiqué que l’entreprise serait en danger de disparition si les négociations sur son renflouement avec le gouvernement devaient échouer. La compagnie avait également fait part de pertes dramatiques pour le troisième trimestre 2019.

« Au vu de l’incertitude concernant l’aide qui peut nous être apportée – et qui est indispensable pour permettre à la compagnie d’assumer l’impact de la crise à ce stade – la firme estime qu’il y a actuellement des doutes significatifs et inquiétants concernant sa survie », avait écrit El Al dans un communiqué en date du 14 mai.

L’État juif autorise actuellement les citoyens et les résidents à entrer mais ils doivent impérativement se placer en quatorzaine dès leur retour dans le pays. Seuls quelques avions entrent en Israël ou quittent son sol quotidiennement.

Des avions d’El Al à l’aéroport international Ben Gurion, le 12 avril 2020. (Flash90)

Les tensions autour de la compagnie sont élevées, l’entreprise ayant dû réduire sa main-d’œuvre d’environ 90 % et puiser dans les caisses de retraite pour se maintenir à flot.

Ajoutant aux difficultés, l’Autorité israélienne des aéroports a demandé, le mois dernier, le remboursement de dizaines de millions de shekels qu’El Al doit en frais d’occupation d’espaces de bureau et de stationnement des avions à l’aéroport Ben Gurion, une facture qui concerne les trois derniers mois.

Cette demande de paiement immédiat survient alors que le transporteur national s’est trouvé dans l’incapacité de régler ces frais depuis le mois de février. L’Autorité des aéroports, qui souffre également de la crise, aurait besoin de ces fonds pour remplir ses caisses, elles aussi vides.

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