Un record de touristes musulmans en Israël en 2018
Rechercher

Un record de touristes musulmans en Israël en 2018

Parmi ces visiteurs, 55 000 viennent de pays n'ayant pas de relations diplomatiques avec l'Etat hébreu, notamment 14 000 Malaisiens et... six Saoudiens

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Des musulmans brandissent des drapeaux malaisiens et palestiniens lors des prières du vendredi à la mosquée d'al-Aqsa, à Jérusalem, le 22 décembre 2017. (Crédit ;AFP/ Ahmad GHARABLI)
Des musulmans brandissent des drapeaux malaisiens et palestiniens lors des prières du vendredi à la mosquée d'al-Aqsa, à Jérusalem, le 22 décembre 2017. (Crédit ;AFP/ Ahmad GHARABLI)

Un nombre record de touristes de pays musulmans sont venus en Israël l’an dernier, dont 55 000 venus de pays n’ayant pas de relations diplomatiques avec Jérusalem.

Selon les chiffres communiqués lundi par l’Autorité de la Population et de l’Immigration lundi, 72 109 ressortissants égyptiens et jordaniens (les seules pays arabes avec lesquels Israël a des relations diplomatiques ouvertes), tunisiens, algériens, marocains, qataris, malaisiens, indonésiens, émiratis, omanis, koweitis et saoudiens se sont rendus en Israël en 2018

Ces chiffres montrent une augmentation de 15 % par rapport à l’an dernier, où 62 658 touristes des pays sus-mentionnés se sont rendus dans l’Etat hébreu.

Les données sur d’autres pays musulmans n’ont pas été communiquées.

En 2018, 12 363 Jordaniens et 4 947 Egyptiens sont venus en Israël, et
54 799 citoyens de pays n’ayant pas de liens officiels avec Israël.

Ce sont 37 555 Indonésiens qui sont venus en Israël l’an dernier, soit 5 % de plus qu’en 2017.

En octobre, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que le pays musulman le plus peuplé au monde était « très important » pour Israël.

Deux mois plus tard, le ministère des Affaires étrangères à Jérusalem a exprimé « ses plus sincères condoléances » aux proches des victimes d’un tsunami ravageur qui a tué 280 personnes en Indonésie.

De façon assez surprenante, le deuxième contingent est arrivé de Malaisie, un pays musulman non-arabe qui a fait les gros titres au début de l’année pour avoir interdit des Israéliens d’un tournoi d’une compétition paralymique.

Après qu’Israël a fustigé cette décision » honteuse », la Malaisie a perdu le droit d’organiser la compétition, mais le pays a fièrement déclaré qu’il ne reviendrait pas sur sa décision, « pour des raisons d’humanité et de compassion à l’égard de la souffrance des Palestiniens ».

Près de 14 000 ressortissants malaisiens sont venus en Israël en 2018, soit 4 000 de plus que l’année précédente.

Des musulmans malaisiens protestent contre la reconnaissance de Jérusalem par Donald Trump devant l’ambassade américaine, à Kuala Lumpur, le 8 décembre 2017. (Crédit : AFP)

Le nombre de touristes venus de pays arabes est drastiquement plus faible. Seulement 2 108 Marocains, 949 Tunisiens, 81 Qataris, 56 Omanis, 36 Algériens, 34 Koweitis, 25 Emiratis et six Saoudiens sont venus dans l’Etat hébreu l’an dernier.

Si le nombre de touristes qataris a considérablement augmenté par rapport à l’an dernier – ils n’étaient que 15 en 2017 – , le nombre de Saoudiens a baissé. Ils étaient 11 en 2017.

En entrant dans le pays, les touristes venus de pays musulmans qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques avec Israël – et dont le voyage est généralement consacré à la visite de lieux saints – peuvent demander aux officiers de l’Autorité de la Population et de l’Immigration de ne pas tamponner leur passeport, car ils risquent des représailles à leur retour. Au lieu de cela, les responsables israéliens tamponnent un autre papier que les visiteurs peuvent jeter à leur retour.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...