Un responsable américain exclut une « alliance » USA-Russie en Syrie
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Un responsable américain exclut une « alliance » USA-Russie en Syrie

"Ce qui importe le plus pour nous en Syrie, c'est de défaire l'Etat islamique et d'empêcher l'Iran d'avoir un pont terrestre", a déclaré Paul Ryan

Le président de la Chambre, Paul Ryan, un républicain du Wisconsin, prend la parole lors d'une conférence de presse au Capitole, à Washington, DC, le 5 décembre 2017. (Crédit : Mark Wilson / Getty Images / AFP)
Le président de la Chambre, Paul Ryan, un républicain du Wisconsin, prend la parole lors d'une conférence de presse au Capitole, à Washington, DC, le 5 décembre 2017. (Crédit : Mark Wilson / Getty Images / AFP)

Le président républicain de la Chambre des représentants américaine, Paul Ryan, a déclaré jeudi exclure une « alliance stratégique » entre les Etats-Unis et la Russie dans la Syrie en guerre, ajoutant qu’il y aura peut-être, au cas par cas, des convergences « tactiques ».

« Je ne vois pas une alliance stratégique, peut-être une symétrie tactique pour un moment approprié », a dit M. Ryan qui participait à un débat public à Abou Dhabi, capitale des Emirats arabes unis, au lendemain d’une visite en Arabie saoudite.

« Pas d’alliance stratégique » Washington-Moscou, a-t-il répété, « et je ne pense pas que la Russie envisage cela non plus ».

« Ce qui est importe le plus pour nous en Syrie, c’est de défaire l’EI (groupe Etat islamique) et d’empêcher l’Iran d’avoir un pont terrestre et (son allié) le Hezbollah un ancrage », a poursuivi le responsable parlementaire américain.

« Reste à savoir si c’est quelque chose que la Russie accepterait », s’est-il demandé.

« Peut-elle restructurer ses relations avec l’Iran ou les rompre pour qu’on ait une alliance tactique? Mais je ne vois pas d’alliance stratégique », a conclu Paul Ryan.

En Syrie, la Russie est alliée au régime du président Bachar al-Assad qui s’appuie également sur l’Iran et le Hezbollah libanais. Washington a de son côté soutenu des groupes rebelles opposés au président Assad, en plus de son appui à une force kurdo-arabe syrienne engagée dans la lutte contre les jihadistes de l’EI.

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