Rechercher

Un vétéran indien de la Seconde Guerre mondiale obtient une pension d’invalide

Enrôlé dans le régiment du Punjab de l'armée indienne britannique en 1943, Sepoy Balwant Singh fut grièvement blessé par une mine sur un champ de bataille italien, en décembre 1944

Drapeau de l'Inde à New Delhi.. (Crédit : Yann Forget / Wikimedia Commons)
Drapeau de l'Inde à New Delhi.. (Crédit : Yann Forget / Wikimedia Commons)

Un ancien combattant indo-britannique de la Seconde Guerre mondiale, âgé de 97 ans, a remporté la semaine dernière une longue bataille juridique pour percevoir une pension d’invalidité, ayant perdu une jambe sur le front italien en 1944.

« Je suis extrêmement heureux », a simplement déclaré, par téléphone à l’AFP, le vétéran presque centenaire.

Enrôlé dans le régiment du Punjab de l’armée indienne britannique en 1943, Sepoy Balwant Singh fut grièvement blessé par une mine sur un champ de bataille italien, le 15 décembre 1944. Son frère Jaswant, lui, y a laissé la vie.

Amputé puis soigné durant deux mois dans un hôpital de campagne en Italie, il fut transféré en Inde au début de 1945.

Définitivement libéré de l’armée en 1946, M. Singh a d’abord reçu une infime pension d’invalidité générale de 20 roupies par mois, graduellement augmentée au fil des ans avant d’atteindre quelque 7 000 roupies (94 dollars), sept décennies plus tard.

Il était en revanche privé de pension d’invalidité de guerre.

En 1972, le gouvernement indien avait en effet décidé d’accorder des pensions seulement pour des blessures de guerre subies après 1947, date de l’indépendance de l’Inde, excluant les personnels militaires des guerres de l’époque coloniale.

En 2010, il a fini par déposer une demande de pension d’invalidité de guerre devant le tribunal militaire de New Delhi qui vient de lui donner raison.

L’ancien combattant va pouvoir percevoir un versement mensuel au titre du régime des blessures de guerre doublant sa pension. Il touchera également des arriérés qui ne remonteront cependant qu’à 2008.

Subash, son fils âgé de 64 ans, estime qu’au-delà de l’aspect financier, cette victoire juridique permet de reconnaître la contribution et le sacrifice de son père pendant la guerre.

« Mon père a été malheureux de se voir refuser la pension pour blessure de guerre », a-t-il confié à l’AFP, « son sacrifice n’a pas été reconnu pendant près de 77 ans, mais il jubile ».

Plus de 2,5 millions de soldats de l’ancienne colonie britannique se sont battus pendant la Deuxième guerre mondiale aux côtés des force alliées en Europe, en Afrique et en Asie où près de 90 000 d’entre eux ont été tués et 35 000 autres blessés.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...