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Une assistante parlementaire photographiée avec un religieux extrémiste suspendue

Le député Ram Ben-Barak va examiner la controverse concernant Linir Abu Hazaz, qui a été photographiée avec l'ancien Grand Mufti de Jérusalem et de Palestine Ekrima Said Sabri

Ram Ben Barak, député de Yesh Atid, raconte l'origine de la normalisation Maroc-Israël à Rabat, le 12 août 2021. (Crédit : Lazar Berman/Times of Israel)
Ram Ben Barak, député de Yesh Atid, raconte l'origine de la normalisation Maroc-Israël à Rabat, le 12 août 2021. (Crédit : Lazar Berman/Times of Israel)

Le député de Yesh Atid Ram Ben-Barak a déclaré jeudi qu’il avait suspendu son assistante Linir Abu Hazaz après qu’elle a été photographiée en compagnie de l’ancien Grand Mufti de Jérusalem et de Palestine Ekrima Said Sabri, qui a exprimé son soutien aux attentats suicides.

M. Ben-Barak, ancien chef adjoint du Mossad et président de la puissante commission des Affaires Etrangères et de la Défense de la Knesset, est actuellement à l’étranger. Dans un tweet, il a déclaré qu’il enquêterait en profondeur sur cette affaire et prendrait des décisions concernant Abu Hazaz, qui est avocate, à son retour.

« Je vais procéder à une vérification approfondie avec l’avocat d’Abu Hazaz et d’autres personnes concernant les questions qui ont surgi au sujet de sa conduite. Je tirerai mes conclusions en conséquence », a écrit Ben-Barak.

« En tant que président de la commission des Affaires Etrangères et de la Défense de la Knesset, je privilégierai toujours la sécurité nationale avant toute autre considération », a-t-il ajouté.

Selon sa page Facebook, Abu Hazaz a apparemment pris les photos dans le cadre d’un cours qu’elle suivait pour les guides touristiques de la mosquée Al Aqsa.

Sabri a été démis de son poste de Grand mufti en 2006 par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas après une carrière controversée, notamment pour son soutien aux kamikazes et sa négation de la Shoah. Il a défendu la violence contre les Juifs sur le site du Mont du Temple à Jérusalem comme une « légitime défense », dans une interview (en anglais) avec le Times of Israël en 2015.

Sheikh Ekrima Sabri. (Crédit : AP/Joao Silva)

En mai dernier, il a été arrêté et interdit temporairement d’accès au Mont du Temple pour incitation présumée contre les forces israéliennes sur place.

En tant que président de la commission des Affaires Etrangères et de la Défense, M. Ben-Barak a préconisé la désignation du groupe juif extrémiste Lehava comme organisation terroriste en raison de ses incitations au racisme et à la violence.

Linir Abu Hazaz (Crédit : Facebook)

Il n’y a pas eu de commentaire immédiat du chef du parti Yesh Atid, Yair Lapid, qui rentrait d’une visite aux États-Unis.

Le chef du Parti sioniste religieux, le député Bezalel Smotrich, qui a lui-même été accusé d’utiliser une rhétorique raciste et extrémiste, a appelé Ben-Barak à renvoyer Abu Hazaz.

« La commission des Affaires Etrangères et de la Défense est la commission la plus sensible de la Knesset. Il est inconcevable que quelqu’un qui entretient des liens étroits avec des éléments terroristes participe à ses délibérations et soit exposé aux informations sensibles qui y sont évoquées », a écrit Smotrich dans une déclaration avant que Ben-Barak n’annonce qu’il suspendait l’assistante.

« Ram Ben-Barak ferait bien de lui montrer la porte tout de suite », a-t-il ajouté.

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