Une association pro-Palestine menace un séminaire d’une université brésilienne
Rechercher

Une association pro-Palestine menace un séminaire d’une université brésilienne

Le séminaire sur le processus de paix au Moyen-Orient, impliquant un politologue juif et prévu à Recife a été annulé après des mises en garde "sévères" d'après son organisateur

Andre Lajst lors d'un séminaire à Porto Alegre, au Brésil, le 4 décembre 2017. (Autorisation de la Grande do Sul Jewish Federation via JTA)
Andre Lajst lors d'un séminaire à Porto Alegre, au Brésil, le 4 décembre 2017. (Autorisation de la Grande do Sul Jewish Federation via JTA)

JTA — Une université publique brésilienne a annulé un séminaire sur le processus de paix au Moyen-Orient en raison de menaces d’une organisation pro-palestinienne, d’après son organisateur.

L’Université de Pernambuco a renoncé au séminaire du politologue juif Andre Lajst quelques heures avant son début prévu jeudi après-midi à Recife, a rapporté le journal Folha de S.Paulo.

« J’ai dû annuler l’événement pour des raisons de sécurité. Depuis 8 heures ce matin, l’Association musulmane pro-Palestine de Recife m’a appelé et menacé, moi, l’intervenant et l’université dans des termes sévères et durs », pouvait-on lire dans le communiqué adressé à l’université par Karl Schurster, professeur d’histoire et organisateur de l’événement.

Mardi, une organisation pro-palestinienne a publié un communiqué appelant au boycott, dénonçant l’absence d’intervenant palestinien. Andre Lajst a répondu par une publication et une vidéo sur les réseaux sociaux.

« Alors qu’ils prônent le boycott et la censure universitaire, nous leur faisons de la place et les invitons : désigner un représentant pour venir débattre avec moi, pour un dialogue pacifique, démocratique et respectueux », a fait savoir le politologue, qui dirige la branche brésilienne de l’organisation pro-Israël StandWithUs.

Andre Lajst a déploré la décision de l’université.

« Nous avons fait l’opposé de ce que font traditionnellement les organisations palestiniennes : nous avons ouvert notre événement à une entité aux idées opposées aux nôtres ». a-t-il indiqué Lajst à la Jewish Telegraphic Agency. « Contrairement aux universités privées, les institutions publiques érigent un mur de résistance soit par ignorance… par antisémitisme, ou par judéophobie qui prennent la forme de préjugés contre Israël ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...