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Une étudiante du Technion mise en cause pour ses contacts avec un agent étranger

Cette quadragénaire a été interrogée par le Shin Bet et assignée à résidence chez sa mère ; la police affirme disposer de preuves "très importantes"

Vue du campus du Technion - Institut israélien de la technologie à Haïfa, le 19 février 2019. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Vue du campus du Technion - Institut israélien de la technologie à Haïfa, le 19 février 2019. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le Shin Bet a interrogé une femme de quarante ans, qui habite Haïfa, en raison de ses contacts suspects avec un agent étranger, a confirmé samedi l’agence de sécurité intérieure.

La femme – qui passe actuellement un doctorat au Technion, l’Institut israélien des technologies – a été convoquée la semaine dernière pour un interrogatoire. Elle a ensuite été assignée à résidence au domicile de sa mère, dans le nord de l’État juif.

Jeudi, son placement en détention a été prolongé de cinq jours.

Il lui a été interdit de voyager à Haïfa, à part pour ses cours à l’université – ses déplacements dans ce cadre devant être coordonnés avec la police.

Selon des informations parues dans les médias israéliens, ce week-end, il s’avèrerait que les agissements présumés de la femme aient été moins graves que cela avait été initialement supposé. Le Shin Bet ne pense pas qu’elle tentera de prendre la fuite.

Toutefois, au cours d’une audience judiciaire, un représentant de la police a affirmé que les délits présumés commis étaient « très graves » et nécessitaient des conditions de détention plus strictes.

Le représentant de la police a aussi noté que des éléments de preuve « très importants » avaient été réunis lors de l’enquête. La suspecte sera convoquée une nouvelle fois pour être interrogée.

Selon Haaretz, son avocat, Khaled Mahajna, aurait déclaré qu’elle n’a été placée en détention qu’une journée en raison des soupçons qui pesaient sur elle et qu’elle a été ensuite remise en liberté. « Depuis l’arrestation », a-t-il affirmé, « aucun délit n’a été enregistré. Elle est venue pour l’audience, elle est venue pour l’interrogatoire : Elle n’a commis aucun délit ou quoi que ce soit en lien avec ce dossier ».

La femme était jusqu’alors inconnue des forces de police et des autorités judiciaires.

Vue des raffineries de pétrole de Haïfa et d’autres zones industrielles, le 5 mai 2017. (Yaniv Nadav/Flash90/File)

La suspecte a travaillé, dans le passé, comme consultante spécialisée dans l’environnement au sein des raffineries pétrolières du Bazan Group. Elle a aussi travaillé pour le ministère de la Protection environnementale où elle était chargée de la mise à exécution des permis d’émission délivrés aux usines du secteur de la baie de Haïfa.

Le Bazan Group a fait savoir, dans un communiqué, qu’elle avait travaillé pour l’entreprise du mois d’août 2019 au mois de juin 2020 et qu’elle avait eu droit à une accréditation en termes de sécurité suite aux approbations nécessaires apportées par les instances de l’État concernées.

Le ministère a indiqué à Haaretz qu’elle avait quitté son poste il y a des années, sans faire davantage de commentaires.

Le Technion, pour sa part, a dit tout ignorer du dossier.

Cet incident survient après l’arrestation de cinq suspects juifs qui avaient été accusés d’avoir aidé un agent iranien à collecter des renseignements et à tisser un réseau de contacts en Israël.

Selon le Shin Bet, les suspects auraient, entre autres délits, photographié des sites stratégiques significatifs au sein de l’État juif et notamment le consulat des Émirats arabes unis à Tel Aviv ; ils auraient tenté de nouer des relations avec des politiciens ; ils auraient fourni des informations concernant la sécurité de sites différents – sous la direction de l’agent iranien qui s’était présenté sous le nom de Rambod Namdar, qui leur avait donné en contrepartie des milliers de dollars.

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