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Une image satellite montre l’aéroport d’Alep fermé après un raid attribué à Israël

Le ministère syrien des Affaires étrangères accuse Israël de "crime de guerre" après la seconde frappe aérienne contre une piste d'atterrissage en moins d'une semaine

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Photo publiée par ImageSat International le 7 septembre 2022 qui montre l'aéroport international d'Alep en Syrie après une frappe aérienne attribuée à Israël. (Crédit : ImageSat International)
Photo publiée par ImageSat International le 7 septembre 2022 qui montre l'aéroport international d'Alep en Syrie après une frappe aérienne attribuée à Israël. (Crédit : ImageSat International)

Une société israélienne de satellites et de renseignement a publié mercredi des images montrant des dégâts à l’aéroport international d’Alep, dans le nord de la Syrie, à la suite d’une frappe aérienne attribuée à Israël la nuit précédente.

La frappe de mardi soir contre l’aéroport était la deuxième en moins d’une semaine, après que des bombardements attribués à Israël mercredi dernier ont visé le tarmac et le système de radionavigation de l’aéroport.

Le ministère syrien des Transports a annoncé mardi soir que tous les vols étaient redirigés vers l’aéroport de Damas, l’aéroport d’Alep étant « hors service » à la suite de la frappe aérienne.

Selon ImageSat International (ISI), les récentes frappes aériennes ont visé trois endroits le long de la piste.

La frappe de la semaine dernière n’a touché qu’une section de la piste, réduisant sa longueur et empêchant les gros avions d’atterrir.

L’image publiée mercredi montre que les réparations étaient déjà en cours. Les dommages causés par la frappe aérienne de la semaine dernière ont été réparés dans les 48 heures, selon l’ISI.

Une image partagée en ligne montrant des dommages après une frappe israélienne présumée qui aurait visé l’aéroport international d’Alep, le 6 septembre 2022. (Crédit : Réseaux sociaux)

Le ministère syrien des Affaires étrangères a accusé Israël de « crime de guerre au regard du droit international » à propos des dernières frappes aériennes.

« Israël doit être tenu de rendre des comptes à ce sujet », a déclaré un communiqué du ministère des Affaires étrangères, selon l’agence de presse Reuters.

Aucun blessé n’a été signalé dans cette dernière attaque.

La Syrie, comme de nombreuses nations du Moyen-Orient, dispose d’aéroports à double usage qui comprennent des côtés civils et militaires.

Alep est une ville importante du nord de la Syrie, près de sa frontière avec la Turquie, et est une cible peu commune – mais pas sans précédent – pour les frappes aériennes israéliennes signalées.

En règle générale, l’armée israélienne ne commente pas les frappes spécifiques en Syrie, mais elle a admis avoir effectué des centaines de sorties contre des supplétifs soutenus par l’Iran qui tentent de s’implanter dans le pays. Elle affirme également s’attaquer aux cargaisons d’armes censées être destinées à ces groupes, au premier rang desquels le Hezbollah libanais.

Au début de l’année, des frappes aériennes attribuées à Israël ont causé d’importants dégâts à l’aéroport international de Damas, provoquant l’arrêt de tout trafic aérien pendant deux semaines.

Des armes relativement volumineuses seraient acheminées via la Syrie à bord de compagnies aériennes cargo iraniennes, qui atterrissent fréquemment à l’aéroport international de Damas et à la base aérienne de Tiyas, ou T-4, située à l’extérieur de la ville de Palmyre, dans le centre de la Syrie.

Les armes seraient ensuite stockées dans des entrepôts de la région avant d’être acheminées par camion au Liban.

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