Une initiative de l’Etat pour financer l’activisme pro-Israël à l’étranger
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Une initiative de l’Etat pour financer l’activisme pro-Israël à l’étranger

Le ministère des Affaires stratégiques va dévoiler une nouveau projet qui propose des fonds pour les événements pro-Israël en ligne et à l'étranger pour contrer le mouvement BDS

Des manifestants pro-Israël devant le parlement irlandais, le 24 janvier 2019, pour protester contre une loi de boycott des produits provenant des implantations en Cisjordanie. (Crédit : Twitter)
Des manifestants pro-Israël devant le parlement irlandais, le 24 janvier 2019, pour protester contre une loi de boycott des produits provenant des implantations en Cisjordanie. (Crédit : Twitter)

Le ministère israélien des Affaires stratégiques prévoit d’annoncer une nouvelle initiative du gouvernement de financer des événements pro-Israël à l’étranger.

Le projet devrait être dévoilé le 17 mai, d’après le site d’information Ynet, et devra permettre de financer les militants qui combattent le mouvement de boycott visant Israël.

« Je suis fier de lancer le premier programme [gouvernemental] de soutien aux organisations et activistes pro-israéliens du monde entier », a déclaré le ministre des Affaires stratégiques, Gilad Erdan, également ministre de la Sécurité intérieure, dans un communiqué.

Le projet « encouragera les manifestations populaires et les initiatives en ligne contre le mouvement BDS et en soutien à Israël. Je suis convaincu que ce programme stimulera de manière significative tous nos partisans du monde entier qui luttent contre cet antisémitisme et les activistes du boycott », a-t-il déclaré.

La teneur du projet reste flou, tant sur les questions budgétaires, assez petit en apparence, que sur son statut légal.

Selon Ynet, environ 3 millions de shekels seront budgétisés pour soutenir des événements pro-israéliens, tandis que 2,7 millions de shekels seront consacrés aux efforts de création de campagnes en ligne luttant contre le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions.

Le programme soulève également des questions juridiques. Par exemple, bon nombre des organisations de défense susceptibles de bénéficier du soutien de cette initiative sont des organisations à but non lucratif enregistrées aux États-Unis et dans d’autres pays occidentaux, ce qui leur impose de strictes restrictions sur la réception des fonds d’États étrangers.

Pro-Palestinian and pro-Israel demonstrators at an Apartheid Week event at the University of California, Berkeley, in February 2012 (photo credit: CC-BY James Buck, Flickr)
Des manifestants pro-Palestiniens et pro-Israël lors de la Semaine de l’Apartheid organisée à l’Université de Californie, Berkeley, en février 2012 (Crédit : CC-BY James Buck, Flickr)

Le ministère des Affaires stratégiques a indiqué qu’il travaillait avec les ministères des Finances et de la Justice pour surmonter, entre autres, ces obstacles juridiques.

Les fonds seront distribués sur la base de candidatures de militants pro-israéliens du monde entier. Pour encourager les candidatures, le ministère prévoit d’annoncer cette initiative dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis, en France, en Italie, en Espagne, en Grande-Bretagne, en Allemagne, au Canada, au Mexique, en Afrique du Sud, au Brésil et en Argentine.

L’initiative comprend également un deuxième effort de soutien indirect qui permettrait à l’État de financer des lobbys basés en Israël qui soutiennent le travail d’organisations pro-israéliennes à l’étranger.

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