Une Israélienne atteinte de paralysie cérébrale diplômée en médecine au Technion
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Une Israélienne atteinte de paralysie cérébrale diplômée en médecine au Technion

Hodaya Oliel, 27 ans, qui a réalisé son rêve de devenir médecin, veut se spécialiser en neuropédiatrie

Dr. Hodaya Odiel (Capture d'écran : Hadashot TV)
Dr. Hodaya Odiel (Capture d'écran : Hadashot TV)

Hodaya Oliel, une jeune femme de 27 ans atteinte de paralysie cérébrale, a réalisé son rêve de devenir médecin après avoir obtenu son diplôme au Technion.

« J’en ai rêvé toute ma vie », a déclaré Oliel à la chaîne d’information Hadashot samedi dernier.

Oliel est née trois mois avant terme et ne pesait que 930 grammes à la naissance, après quoi elle est descendue à seulement 760 grammes.

Enfant, Odiel a été hospitalisée dans le service orthopédique, mais « l’autre moitié [du service] était le service de neuropédiatrie, et cela m’a toujours intéressée ».

« Pendant tout ce temps, je me disais, entre mes propres [opérations], que je voulais être médecin et que je voulais me spécialiser en neuropédiatrie ».

Hodaya Oliel entre dans le bâtiment de l’école de médecine au Technion à Haïfa. (Capture d’écran Hadashot TV)

Ses parents étaient inflexibles sur le fait que Hodaya, atteinte de paralysie cérébrale, grandirait aussi normalement que possible.

Hadas Odiel, sa mère, a dit qu’elle ne laisserait personne les convaincre que leur fille avait besoin d’une éducation spéciale.

« La jeune fille parle et comprend parfaitement, pourquoi la placer dans un jardin d’enfants pour enfants en difficulté », a-t-elle raconté, rappelant qu’elle et son mari ne voulaient pas que le mot « handicapés » sorte de leur bouche.

« Ce n’est pas de la sémantique, c’est un mode de vie », et ils l’ont toujours traitée comme une personne ordinaire, a ajouté son père, Michael Oliel.

Après avoir subi cinq opérations avant d’entrer au lycée, Oliel a obtenu son diplôme avec les meilleures notes et a servi pendant un an dans le programme de service national israélien pour les filles religieuses qui choisissent de ne pas rejoindre l’armée.

En poursuivant ses études de médecine, Oliel a trouvé que le bâtiment de l’école était un défi, sans ascenseur ni rampe dans les escaliers. Elle a aussi choisi de vivre seule dans un appartement, confiant à la chaîne de télévision qu’elle faisait de son mieux pour ne pas penser aux études intensives qui l’attendaient et aux défis physiques quotidiens.

Le professeur Ido Fefferkorn, de l’hôpital Carmel de Haïfa, s’est dit impressionné par la réaction de ses patients face à la « petite étudiante en médecine au grand cœur ».

« Je pense qu’en fin de compte, le patient se moque de savoir si le médecin a des béquilles, des lunettes ou un appareil auditif », dit Fefferkorn. « Ils veulent un professionnel qui connaît la médecine. »

Avec une partie de son internat passée dans un service pour prématurés, Oliel a déclaré : « C’est émouvant parce que je sais que certains d’entre eux vont sortir d’ici dans une situation semblable à la mienne ».

Bien qu’elle soit diagnostiquée comme souffrant de paralysie cérébrale « légère », elle a ajouté : « La question est de savoir ce que signifie légère et pour qui elle l’est exactement ? Je ne sens pas vraiment que ce soit léger pour moi parce que je dois me lever tous les matins et accomplir mes tâches ».

Le chef du service des prématurés, le professeur Ofer Lavi, a salué la force de la jeune médecin.

« Avec ce que vous projetez et ce que vous avez traversé, avec votre expérience et la façon dont vous vous exprimez, nous avons beaucoup à apprendre à la jeune génération (de médecins) », a dit Lavi. « Vos actions, le fait que vous soyez tellement meilleurs que tant d’autres, nous aident à aiguiser ces sensibilités. Vous avez une force que personne d’autre n’a. »

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