Une jeune Juive sous l’Occupation, récit du premier film de Sandrine Kiberlain
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Une jeune Juive sous l’Occupation, récit du premier film de Sandrine Kiberlain

"Une jeune fille qui va bien", présenté à la prochaine Semaine de la Critique à Cannes, dresse le portrait d’une jeune juive qui aspire à devenir comédienne sous l’Occupation

Sandrine Kiberlain au Festival de Deauville en 2018. (Crédit : Georges Biard / CC BY-SA 4.0)
Sandrine Kiberlain au Festival de Deauville en 2018. (Crédit : Georges Biard / CC BY-SA 4.0)

Le film « Une jeune fille qui va bien », premier long-métrage de Sandrine Kiberlain en tant que réalisatrice, sera présenté en séance spéciale à la prochaine Semaine de la Critique, organisée pendant le Festival de Cannes.

L’œuvre dresse le portrait « d’une jeune fille juive de 19 ans, Irène, qui aspire à devenir comédienne sous l’Occupation en 1942 ». Les acteurs Rebecca Marder, André Marcon et Anthony Bajon figurent au casting du film.

« Paris, été 1942. Irène est une jeune fille juive qui vit l’élan de ses 19 ans. Sa famille la regarde découvrir le monde, ses amitiés, son nouvel amour, sa passion du théâtre… Irène veut devenir actrice et ses journées s’enchaînent dans l’insouciance de sa jeunesse. Mais Irène ne sait pas que le temps lui est peut-être compté », indique la note d’intention du film, dont la bande-annonce n’a pas encore été dévoilée.

La Semaine de la Critique (du 7 au 15 juillet), l’une des principales sections parallèle de Cannes, fêtera cette année ses 60 ans. « Notre identité reste celle de notre origine, du cinéma nouveau : un esprit défricheur, voir où ça bouge dans la carte mondiale du cinéma, où naissent de nouvelles choses », a déclaré à l’AFP Charles Tesson, le délégué général.

De nombreux films sélectionnés montrent « des personnages qui se battent, des récits d’émancipation de garçons ou de personnages féminins, l’envie de tracer son chemin, d’aller jusqu’au bout de soi », a-t-il ajouté.

Cannes : Kiberlain, Depardieu, l’Ukraine et la Colombie à la 60e Semaine de la Critique.

La sélection, dévoilée lundi, aligne sept long-métrages en compétition, tous des premiers films, et six autres en séances spéciales, parmi plus de 1 000 visionnés par les sélectionneurs, légèrement moins que les autres années.

Parmi les autres films en compétition soumis au jury présidé par le cinéaste Roumain Cristian Mungiu (Palme d’Or 2007) : « Rien à foutre », de Julie Lecoustre et Emmanuel Marre avec Adèle Exarchopoulos, en hôtesse de l’air d’une compagnie low-cost.

Les autres films en compétition viennent d’Egypte (« Feathers », d’Omar El Zohairy), l’histoire d’un père de famille transformé en poulet lors d’un tour de magie qui tourne mal, de Colombie (« Amparo », de Simón Mesa Soto), portrait de femme dans un pays en guerre civile, ou naviguent entre la Suisse et l’Ukraine (« Olga » d’Elie Grappe)…

Le film d’ouverture (hors compétition), « Robuste », de Constance Meyer, révèle selon les organisateurs « un Gérard Depardieu comme nous l’avions peu vu, désarçonnant d’authenticité », face à Deborah Lukumuena, l’une des jeunes révélations de « Divines ».

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