Une moyenne de deux achats en ligne par seconde en Israël – rapport
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Une moyenne de deux achats en ligne par seconde en Israël – rapport

Tentant de défier les prix élevés, ce sont 61 millions de colis qui ont été achetés sur Internet, une hausse de 15 % par rapport à l'an dernier, selon la poste israélienne

Photo d'illustration d'un achat en ligne (Crédit :  Poike, via iStock by Getty Images)
Photo d'illustration d'un achat en ligne (Crédit : Poike, via iStock by Getty Images)

Les Israéliens en tant que nation ont effectué en moyenne deux commandes par seconde sur la Toile en 2017, selon des données rendues publiques par le service postal de l’Etat juif. Les habitudes d’achat sur internet semblent s’ancrer davantage pour défier les prix élevés dans le pays.

61 millions de colis ont été acheminés en Israël – un nombre record et en hausse de 16% par rapport à l’année précédente – ce qui représente un poids combiné de 10 000 tonnes, a rapporté le quotidien économique The Marker dimanche.

Des vêtements et des chaussures, des équipements pour la maison, des accessoires, des gadgets, des vitamines et des cosmétiques figurent en tête de la liste des achats israéliens.

Les sites les plus populaires ne changent pas par rapport à l’année précédente : Le chinois Ali Express, Asus, Ebay, Next et Amazon raflent la moitié de toutes les commandes.

Book Depository et le site qui vend des vitamines, iHerb, font leur entrée cette année parmi les sites les plus populaires.

Un centre de tri postal à Tel-Aviv (Crédit photo: Yossi Zeleger / Flash90)

C’est à Karmiel, au nord de l’Etat juif, que se trouvent les acheteurs en ligne les plus affairés. Les habitants y ont commandé 3,4 colis en moyenne au cours de l’année, ce qui représente un total de 163 000 livraisons.

Kiryat Gat arrive à la deuxième place avec 172 000 commandes. Rishon Lezion, dans le centre du pays, passe de la première place en 2016 à la troisième avec 783 000 commandes.

Les données concernent uniquement les commandes entrées en Israël par le biais des services postaux. Elles ne prennent pas en compte les livraisons effectuées par des entreprises telles que DHL-I, GCX et UPS.

GCX a fait savoir dimanche que ses commandes sur internet au sein de l’Etat juif avaient augmenté de 50 % en 2017, représentant un montant de 28 millions de dollars, en comparaison avec 2016, a indiqué The Marker.

Au mois de septembre, le service postal israélien a ouvert un centre exclusivement consacré au commerce en ligne dans la ville de Modiin, entre Jérusalem et Tel Aviv, espérant réduire le pourcentage de plaintes déposées auprès du service client qui se sont avérées justifiées et qui s’est stabilisé en 2016 à 72,5 %, selon le bureau du médiateur.

Danny Goldstein, directeur-général du service postal israélien, avait dit à The Marker que ce nouveau centre serait en mesure de gérer plus de 100 millions d’objets annuels.

Il avait ajouté que 430 centres de distribution pour les colis et les courriers recommandés ont été ouverts en 2017 en plus des 700 déjà existants.

Au mois de novembre, le quotidien économique Calcalist avait rapporté qu’Amazon se préparait à lancer des activités de commerce de détail en Israël et négociait actuellement la location de 25 000 mètres-carrés d’espace de stockage dans le centre d’Israël pour y entreposer ses produits.

Un colis Amazon. Illustration. (Crédit : Justin Sullivan/Getty Images/AFP)

Cela viendrait réduire significativement les prix. Actuellement, les produits d’Amazon qui arrivent en Israël viennent d’Allemagne, du Royaume-Uni et parfois des Etats-Unis, ce qui signifie des prix relativement élevés en termes de transport et un délai de livraison long.

Même si Israël est un petit marché – avec seulement huit millions de citoyens – le pays est un leader de l’OCDE en ce qui concerne les achats en ligne par personne, selon des données transmises par Paypal.

Les Israéliens ont dépensé environ 11,8 milliards de shekels en dépenses sur internet en 2016, et ils devraient en dépenser 14 milliards en 2017 selon les prévisions, a fait savoir Calcalist. De nombreux produits vendus en ligne sont en effet moins chers que les mêmes vendus sur le marché israélien, où le coût de la vie est élevé.

Ce qui rend les achats en ligne plus chers sont les coûts de livraison et les taxes. Les Israéliens sont exemptés de TVA pour les importations qui coûtent jusqu’à 75 dollars, et des frais de douanes pour acquisition en dessous de 500 dollars.

Des groupes locaux de consommateurs, les services postaux israéliens et des magasins étrangers en ligne ont récemment fait pression sur le gouvernement pour élever le plafond d’exemption dans le but d’abaisser le coût de la vie au niveau local, a dit Calcalist.

Un rapport écrit au mois de décembre par le centre Taub a montré que le niveau des prix en Israël est le plus élevé de l’OCDE.

L’indice des prix israélien est 23% plus élevé que la moyenne des pays de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques, un club qui réunit des pays développés et en développement, dont de riches nations occidentales comme les Etats-Unis, la France, l’Allemagne et le Luxembourg.

Seuls la Suisse, l’Islande, la Norvège, le Danemark, l’Australie et la Nouvelle Zélande présentent des prix plus élevés, selon les données.

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