Une proposition de loi pour égaliser les droits des parents de nouveaux-nés
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Une proposition de loi pour égaliser les droits des parents de nouveaux-nés

Le but de la législation est de réduire l'écart salarial entre les sexes en remplaçant le "congé de maternité" par la "période d'accouchement et de parentalité"

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

La députée Rachel Azaria du parti Koulanou lors d'une séance d'une commission de la Knesset le 26 octobre 2015. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
La députée Rachel Azaria du parti Koulanou lors d'une séance d'une commission de la Knesset le 26 octobre 2015. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

La Knesset a approuvé mercredi en lecture préliminaire une proposition de loi pour égaliser les droits des parents de nouveaux-nés, afin de combler l’écart de rémunération entre les sexes en supprimant certaines des charges parentales rencontrées par les mères de nouveaux-nés qui les pénalisent sur leur lieu de travail.

La proposition de loi présentée par la députée Rachel Azaria du parti Koulanou, permet aux pères de prendre plus de congés pour s’occuper de leurs bébés.

Les modifications proposées à la loi sur le travail des femmes et à la loi sur l’assurance nationale ont été enterinées par un vote de 49 voix en leur faveur et aucune contre.

La législation va changer « l’heure d’allaitement » – qui permet aux femmes de s’absenter une heure par journée de travail au cours des quatre premiers mois après le retour de congé de maternité – en « heure de parentalité, » laisser les deux parents utiliser ce temps, si la mère de l’enfant y consent.

Le terme « congé de maternité » sera également remplacé par le terme « période d’accouchement et de parentalité. »

Depuis le 1er mai 1998, les pères peuvent remplacer leurs épouses pendant une partie du congé de maternité et recevoir une allocation de paternité pour la période, mais la plupart des autres allocations post-natales s’appliquent uniquement aux femmes.

Les notes explicatives accompagnant la proposition de loi disent que les données montrent que l’accouchement et les absences du travail pendant le congé de maternité ont un impact négatif sur les salaires des mères qui travaillent.

Elles indiquent également que seulement 50 % des femmes de la population active travaillent contre 62,3 % des hommes; ces femmes ont aussi des salaires plus bas et sont plus nombreuses à travailler à temps partiel. En outre, 26 % des femmes entre 20 et 45 ans ont arrêté complètement de travailler après un accouchement.

« L’écart salarial entre les femmes et les hommes est un phénomène courant suite à un accouchement et les absences qui lui sont liées ont un impact direct, et à ce titre nécessitent notre attention, » lit-on dans la proposition.

Les modifications exigeront également de l’Institut national d’assurance d’informer par écrit les deux parents, à leur lieu de résidence, des questions relatives à leurs droits de parentalité comme indiqué dans la loi sur le travail des femmes.

Azaria a dit que le texte de loi était bénéfique tant pour les pères et que les mères, en permettant aux parents de partager l’expérience de l’éducation des enfants.

« Les femmes ne seront plus les seules à jongler avec le travail et l’éducation des enfants, les pères pourront profiter de la paternité – qui à mon avis est l’un des plus grands avantages que les hommes ont obtenu du mouvement féministe – et les enfants pourront profiter des deux parents, » a-t-elle dit.

« Désormais, la relation sera plus égale, le partenariat sera réel dans chaque aspect de la cellule familiale, notamment dans le temps consacré aux enfants. Avec cette proposition de loi, nous marquons un nouveau pas vers l’égalité ».

האמת שלא הייתי צריכה את מארק צוקרברג בשביל החוק הזה, כי המציאות היום היא שיותר ויותר אבות רוצים לצאת מוקדם הביתה מהעבודה…

Posted by ‎רחל עזריה‎ on Monday, 30 November 2015

La proposition de loi va etre soumise à la commission du travail et de la protection sociale de la Knesset pour révision.

Raoul Wootliff a contribué à cet article.

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