Une reconstitution militaire prévue dans un camp de la mort lituanien
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Une reconstitution militaire prévue dans un camp de la mort lituanien

Le musée va accueillir une "fête" familiale au Neuvième fort où 50 000 Juifs avaient été assassinés par les nazis et leurs collaborateurs pendant la Seconde guerre mondiale

Le Neuvième fort en Lituanie, un complexe de bunkers datant du 19ème siècle, où les nazis avaient installé un camp de la mort et d'exécution (Capture d'écran : YouTube)
Le Neuvième fort en Lituanie, un complexe de bunkers datant du 19ème siècle, où les nazis avaient installé un camp de la mort et d'exécution (Capture d'écran : YouTube)

Un musée lituanien abrité dans un camp où les nazis et leurs collaborateurs avaient assassiné 50 000 Juifs a organisé un événement pour les familles comprenant des reconstitutions de combat.

Cet événement du 12 mai, que le site internet d’information Kas Vyksta a qualifié de « fête », se déroulera au Neuvième fort, un complexe de bunkers datant du 19ème siècle que les nazis avaient transformé en camp de la mort et lieu d’exécution.

Intitulé « l’histoire passée – la force d’aujourd’hui », cet événement fera intervenir des reconstitutions de cavalerie et des hommes habillés de l’uniforme militaire lituanien armés.

Des soldats actuellement en service expliqueront leurs différentes armes aux visiteurs et notamment le fusil de type GOL qui est produit dans la ville allemande de Birkenau. Egalement présents, des agents de police, des pompiers et des responsables municipaux.

Cet événement entre dans le cadre des célébrations du centenaire, cette année, de la souveraineté lituanienne, selon le site du musée du Neuvième fort, placé sous la responsabilité de l’Etat.

Selon un site officiel de Kaunas, la deuxième ville lituanienne la plus importe, le musée « révèle la tragédie vécue par les Juifs en Lituanie et raconte l’histoire du ghetto de Kaunas et des massacres » en plus de montrer « des exemples d’armes et d’équipement de la Première guerre mondiale ».

Le site internet du musée, pour l’événement du 12 mai, ne mentionne ni les Juifs ni l’exécution de civils sur le site.

En 2016, les autorités lituaniennes avaient été mises sous pression pour qu’elles cessent de permettre aux agents d’un autre musée, le Septième fort, d’autoriser les fêtes privées et des activités de camping sur le site sur ces lieux où les nazis avaient tué des milliers de Juifs.

La ville avait privatisé le septième fort en 2009, confiant les terrains à une ONG appelée le Centre du patrimoine militaire, présidé par un historien amateur et expert de l’information informatique de 37 ans, Vladimir Orlov.

L’année dernière, les soldats lituaniens avaient campé au Septième fort dans le cadre d’un exercice militaire.

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