Une requête appelle la Cour suprême à geler l’expulsion des migrants africains
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Une requête appelle la Cour suprême à geler l’expulsion des migrants africains

Le Knesset a voté un amendement qui autorise le gouvernement à expulser les migrants africains vers un pays tiers

Les migrants africains protestent aux abords du centre de détention de Holot à proximité de Ktsiot, dans le désert du Negev, le 17 février 2014 (Crédit : FLASH90)
Les migrants africains protestent aux abords du centre de détention de Holot à proximité de Ktsiot, dans le désert du Negev, le 17 février 2014 (Crédit : FLASH90)

L’avocat de défense des droits de l’Homme Avigdor Feldman a déposé une requête auprès de la Cour suprême en lui demandant de mettre fin aux expulsions forcées et prévues de migrants africains vers des pays tiers, qui seraient l’Ouganda et le Rwanda.

La requête demande à ce que cette décision soit gelée jusqu’à ce qu’il soit confirmé que les expulsions seront menées, comme le gouvernement l’a affirmé, avec l’accord de chaque demandeur d’asile.

La requête cite la déclaration d’indépendance d’Israël, qui ancre « le principe de liberté, de justice, de justice et de paix basé sur la tradition juive ».

« Nous demandons que le tribunal ordonne au gouvernement d’arrêter de chasser, de fouiller et d’arrêter les réfugiés qui doivent être expulsés, jusqu’à ce qu’il y ait une décision sur la requête », a écrit Feldman.

Le mois dernier, la Knesset a approuvé un amendement à la loi sur les infiltrations qui ordonnait la fermeture du centre de détention de Holot et les expulsions forcées de migrants et des demandeurs d’asile érythréens et soudanais, qui devraient commencer à partir du mois de mars.

Il y a environ 38 000 migrants et demandeurs d’asile africains en Israël, selon le ministère de l’Intérieur. Environ 72 % sont érythréens et 20 % sont soudanais et la grande majorité est arrivée entre 2006 et 2012. Beaucoup vivent dans le sud de Tel Aviv, et certains résidents et militants les accusent d’être à l’origine de la hausse des taux de criminalité et ont fait pression sur le gouvernement pour qu’ils soient expulsés.

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