Une technologie du Technion, qui produit de l’eau à partir de la chaleur, primée
Rechercher

Une technologie du Technion, qui produit de l’eau à partir de la chaleur, primée

Le prix de la Fondation Mauerberger vise à renforcer les liens académiques et les échanges d'idées entre des chercheurs israéliens et africains

Image d'enfants africains qui boivent de l'eau d'un robinet (borgogniels; iStock par Getty Images)
Image d'enfants africains qui boivent de l'eau d'un robinet (borgogniels; iStock par Getty Images)

Les chercheurs de l’Institut de technologie Technion et leurs partenaires en Afrique ont reçu un prix pour le développement d’une technologie qui permet de créer de l’eau à partir de la chaleur, afin de fournir de l’eau propre aux pays du tiers monde.

Les lauréats du Prix pour la recherche de technologies transformatives pour l’Afrique du Fond de la Fondation Mauerberger (MFF) sont le professeur Yehuda Agnon, le professeur associé Mark Talesnick et le professeur assistant Guy Ramon, avec Leslie Petrick de l’Université du Cap en Afrique du Sud et de l’Université Mekelle d’Ethiopie. Il y a aussi trois ONG qui vont recevoir le prix : Ingénieurs sans frontière du Technion (EWB), « FLOW » d’Afrique du Sud et « Goutte d’Eau » d’Ethiopie.

Les scientifiques ont développé un système, à bas coût et alimenté par l’énergie renouvelable, pour tirer de l’eau à partir de l’humidité dans l’air. La technologie est différente de celle utilisée par d’autres techniques qui génèrent de l’eau à partir de l’air en ce qu’elle convertit de la chaleur en énergie mécanique dans la forme d’une vague acoustique. Cette onde agit comme un « piston virtuel » qui est capable de réaliser une action de refroidissement.

La technologie ne nécessite pas d’électricité, mais utilise seulement la chaleur locale.

La technologie de Phase d’Echange Thermoacoustique (PXT) développée par des chercheurs du Technion est donc « une solution [pour des appareils] de conversion à bas coût sur une petite échelle » pour des zones rurales en développement, a déclaré Ramon du Technion.

Jonathan Yach, un membre du Prix pour les technologies transformatives pour l’Afrique Fond de la fondation Mauerberger lors d’une cérémonie de récompense à Haïfa, en juin 2019. (Porte-parole du département du Technion)

« En combinant des nanotechnologies qui ont été développés à l’Université du Cap occidental, avec lesquelles l’humidité peut être efficacement capturée, et la Technologie PXT du Technion, nous prévoyons de développer un système efficace et à bas coût pour récoler l’humidité atmosphérique, en utilisant de l’énergie renouvelable, a-t-il dit. Au final, le système sera testé en Ethiopie ».

Le prix de la Fondation Mauerberger vise à renforcer les liens académiques et l’échange d’idées entre des chercheurs en Israël et en Afrique pour « exploiter des nouvelles technologies dans l’intérêt de l’humanité ».

Le prix, ouvert aux chercheurs de toutes les universités en Israël, a été attribué pour la première fois cette année.

« La technologie et la haute technologie sont des choses merveilleuses… notre grand-père, Morris Mauerberger, a fondé le prix pour rendre la technologie accessible à tous les gens qui n’en profitent pas normalement, a déclaré Jonathan Yach, un membre de la fondation, lors de la cérémonie de remise du prix le mois dernier à Haïfa.

« C’est la première année que le prix est attribué, et cette année nous nous concentrons sur l’eau. L’eau est une ressource vitale, et en tant que biologiste, a déclaré Sylvia Earl, ‘Il peut y avoir de l’eau sans vie, mais il ne peut pas y avoir de vie sans eau' ».

Le deuxième lauréat du prix était un groupe de recherche de l’Université Ben-Gurion du Negev.

Les professeurs Yoram Oren, Zeev Ronen et jack Gilron, chercheurs à l’Institut Zuckerberg pour la recherche sur l’eau à l’Université Ben-Gurion, ont développé une technologie avancée pour traiter les nappes phréatiques contaminées. La série de membranes qu’ils ont développées va aider à purifier l’eau des nitrates et des chlorides. La technologie sera utilisée pour traiter les puits contaminés au Ghana.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...