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Une université acquiert les archives d’une association d’aide des Juifs d’URSS

Le Projet Kesher a vu le jour en 1989 pour venir en aide aux Juifs ayant choisi de rester en Ukraine, en Russie et en Biélorussie

Un fidèle juif dans une synagogue de Moscou, en septembre 1984. (AP Photo/Boris Yurchenko)
Un fidèle juif dans une synagogue de Moscou, en septembre 1984. (AP Photo/Boris Yurchenko)

BOSTON — L’université Brandeis a fait l’acquisition des archives d’une association de femmes juives qui venait en aide aux Juifs d’Union soviétique.

Le Projet Kesher l’a annoncée mercredi lors d’une conférence organisée à la bibliothèque de l’université à Waltham, dans le Massachusetts. L’événement a réuni des militants investis dans l’association dès ses débuts.

Fondé en 1989, le Projet Kesher venait en aide aux Juifs qui ne souhaitaient pas émigrer, mais qui ont préféré rester en Ukraine, en Russie et en Biélorussie. Aujourd’hui, l’organisation caritative basée à New York soutient des associations qui œuvrent pour l’identité et l’éducation juives en encourageant les femmes à s’investir dans la vie juive et citoyenne. La plupart de ses programmes s’attaquent à l’égalité hommes-femmes, à la santé et aux violences domestiques.

Les archives en question sont composées de plus de 11 mètres de documents, comprenant notamment des rapports sur les premières années de l’association, des publications et de carnets de voyage manuscrits personnels de sa fondatrice, Sallie E. Gratch. Parmi ces documents figurent également ceux liés à la Conférence internationale des femmes juives organisée à Kiev en 1994.

« Ces documents renseignent l’œuvre importante et la vision de ces associations », a indiqué Sarah Shoemaker, la bibliothécaire responsable des archives et des collections spéciales de l’université Brandeis, à la Jewish Telegraphic Agency.

Ces archives viennent élargir la collection croissante de documents juifs féministes de l’université américaine, comprenant notamment des éditions du Lilith Magazine et les archives personnelles de la féministe israélo-américaine Marcia Freedman.

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