Une université de droit au Chili approuve le boycott d’Israël
Rechercher

Une université de droit au Chili approuve le boycott d’Israël

Une résolution adoptée par l'Union des étudiants de la faculté de droit interdit toute interaction académique avec l'Etat juif et ses citoyens

Les étudiants de la faculté de droit de l'Université du Chili célèbrent la résolution de boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël le 27 avril 2016. (Facebook: BDS UChile)
Les étudiants de la faculté de droit de l'Université du Chili célèbrent la résolution de boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël le 27 avril 2016. (Facebook: BDS UChile)

L’Union des étudiants de la faculté de droit de l’Université du Chili a voté une résolution de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre Israël.

La résolution, approuvée il y a une semaine, interdit toute interaction académique avec l’Etat d’Israël et ses citoyens.

Le Centre Simon Wiesenthal a appelé vendredi le recteur de l’Université, Ennio Vivaldi Vejar, afin que celui-ci annule la résolution dite « plus proche de l’Inquisition que d’une institution qui prétend lutter contre la discrimination et encourager le dialogue international. »

« Un boycott accusant faussement l’Etat d’Israël d’apartheid pratique lui-même un apartheid contre Israël et ses partisans juifs et non-juifs », a déclaré le Dr Ariel Gelblung, représentant latino-américain du Centre.

« Le maintien de cette résolution présage la fermeture de liens académiques au gré des préjugés individuels ou collectifs basés sur la nationalité, la race, la religion ou le sexe – une situation impensable pour tous les campus et particulièrement pour une faculté de droit. »

Les étudiants ont voté à propos de deux questions. Lorsqu’on leur a demandé si les étudiants souhaitaient interdire « les activités impliquant la participation de fonctionnaires de l’Etat d’Israël ou financées par l’ambassade d’Israël à la faculté de droit, » 515 étudiants, soit 56,3 % d’entre eux ont voté oui, et 399 ou 43,6 % d’entre eux ont voté non.

A la question : « Etes-vous d’accord que l’Université du Chili ne devrait pas maintenir des liens institutionnels avec les universités israéliennes qui contribuent directement à la violation des droits de l’Homme du peuple palestinien, » 582 étudiants, soit 64 % ont voté oui, et 327 étudiants, soit 36 % ont voté non.

La Fédération palestinienne du Chili a célébré les résultats du vote, le qualifiant de protestation des étudiants en droit contre « l’apartheid israélien ».

La communauté palestinienne au Chili est considérée comme la plus importante en dehors du Moyen-Orient. Au moins 300 000 Chiliens sont d’origine palestinienne, selon les rapports. Environ 15 000 Juifs vivent au Chili.

L’Université du Chili est la plus grande et l’une des plus prestigieuses du pays, selon le classement pour l’année 2015 du magazine America Economia et le journal El Mercurio, et également est l’une des meilleures universités chiliennes dans les classements mondiaux.

« Ce vote renforce l’action de boycott universitaire afin que nous puissions continuer à faire de notre maison d’études un lieu sans apartheid israélien et que nous puissions respirer un air pur et démocratique, sans ségrégation, sans oppression, sans colonisation », a déclaré BDS UChile, une organisation étudiante pro-BDS de l’Université du Chili.

Selon le mouvement BDS, le boycott universitaire d’Israël n’a cessé de croître en Amérique latine. Cette année, plus de 200 professeurs et chercheurs brésiliens ont déclaré leur engagement en faveur du mouvement BDS. En Argentine, plus de 100 professeurs, des centaines d’étudiants et 11 institutions académiques ont également signé une résolution de boycott universitaire contre Israël.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...