UNRWA : 3 % de ses manuels ont un parti-pris anti-Israël
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UNRWA : 3 % de ses manuels ont un parti-pris anti-Israël

Un rapport déclassifié de 2008 critique l'agence des Nations unies et l'administration Obama

Des écoliers palestiniens reçoivent de nouveaux manuels dans leur classe lors de la rentrée de cette année dans l’une des écoles de l’UNRWA à Beyrouth au Liban, le 3 septembre 2018. (Hussein Malla/AP)
Des écoliers palestiniens reçoivent de nouveaux manuels dans leur classe lors de la rentrée de cette année dans l’une des écoles de l’UNRWA à Beyrouth au Liban, le 3 septembre 2018. (Hussein Malla/AP)

JTA — Un rapport du Département d’état américain sur l’agence des Nations unies qui aide les réfugiés palestiniens et participe à leur éducation a mis en évidence des positions anti-Israël dans 3,1 % des manuels palestiniens utilisés.

Le rapport d’avril 2018 du Département d’état sur l’UNRWA, couvrant la période 2015-2017, dénonce des erreurs de l’agence ainsi qu’un rapport du précédent Département d’état pour avoir déclaré que l’UNRWA avait réussi à distribuer des ressources complémentaires et à former des enseignants palestiniens.

Le rapport a été déclassifié cette semaine à la demande de deux élus républicains du Congrès, Scott Perry de l’état de Pennsylvanie et Lee Zeldin de celui de New York.

Il cite une étude produite par l’agence des Nations unies, qui identifie 203 points problématiques couvrant un total de 229 pages sur les 7 498 examinées, soit 3,1 % du total. Les points problématiques sont des exemples de contenus qui ne respectent pas les valeurs des Nations unies pour la tolérance, la neutralité, l’égalité et la non-discrimination, les droits de l’homme en matière de race, de genre, de langue et de religion.

L’annexe détaillant les passages problématiques n’a pas été incluse dans le rapport publié par Zeldin et Perry, mais le rapport notait que « plus de la moitié des problèmes relevés en termes de neutralité/parti-pris » étaient liés à des cartes, au statut de Jérusalem et d’autres villes, « par exemple, des cartes régionales qui excluaient Israël, et faisaient référence à des villes israéliennes comme étant palestiniennes ». D’autres problèmes de neutralité relevaient du genre.

Des fillettes palestiniennes posent pour une photo de groupe dans une école appartenant à l’UNRWA à Gaza City durant une visite du commissaire général de l’agence d’aide aux réfugiés palestiniens (Crédit : AFP PHOTO / MAHMUD HAMS)

L’étude de l’UNRWA n’avait mis en évidence aucun cas d’incitation à la haine, a précisé le rapport.

L’UNRWA, qui est notamment chargée de gérer un système scolaire, a développé de nouveaux contenus et programmes de formation pour corriger les contenus biaisés, mais ils n’ont pas été beaucoup utilisés, en partie à cause des réticences palestiniennes à suivre les mesures correctrices proposées par l’UNRWA.

Des enseignants palestiniens ont également refusé de participer à des sessions de formation dans le contexte d’une grève et de réactions négatives des syndicats d’enseignants à l’égard de ces supports pédagogiques et de la suspension des liens de l’AP avec l’UNRWA à la suite de sa production de contenus complémentaires. L’étude n’a pas précisé quelles étaient les objections de l’Autorité palestinienne et des syndicats d’enseignants.

Le rapport de 2018 vient contredire un autre rapport du Département d’état de l’année précédente qui affirmait que l’UNRWA avait réussi à distribuer des contenus pédagogiques complémentaires et à compléter la formation des enseignants.

IMPACT-se, une ONG israélienne qui surveille la radicalisation éventuelle dans le système éducatif palestinien, a considéré qu’il s’agit de l’élément le plus significatif du rapport.

Une classe d’enfants palestiniens à l’école Salem, à Jérusalem Est, le 6 décembre 2017. (Crédit : Nasser Ishtayeh/Flash90)

« La publication de ce rapport a mis à mal le mythe selon lequel l’UNRWA enseignerait un programme alternatif et moins radical aux enfants dont elle a la charge », a déclaré Marcus Sheff, président d’IMPACT-se, dans un communiqué. Le rapport stipule clairement que si l’UNRWA a bien créé des contenus complémentaires dans une tentative de masquer certains des contenus haineux du programme de l’AP, ces nouveaux supports n’ont jamais vu le jour. Ils n’ont pas été distribués, et les enseignants n’ont pas reçu l’instruction de les utiliser ».

L’année dernière, l’administration Trump a mis fin à l’aide financière américaine assurée à l’UNRWA, affirmant que le fait que l’agence continuait d’accorder le statut de réfugié aux Palestiniens et à leurs descendants était un obstacle à la paix.

Les 364 millions de dollars que les Etats-Unis avaient versé à l’agence représentaient près de 30 % de son budget global. des officiels de l’UNRWA avaient déclaré que ces coupes budgétaires allaient précipiter la région dans une crise.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait soutenu l’arrêt de l’aide, même si des officiels de la sécurité israélienne s’inquiétaient que cela puisse déstabiliser la Cisjordanie et la bande de Gaza.

L’Autorité palestinienne fournit tous les manuels aux écoles de l’UNRWA sauf les manuels en anglais. L’UNRWA consacre moins d’1 % de ses dépenses éducatives dans des manuels.

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