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Uranium : Nouvel atelier de fabrication de composants de centrifugeuses à Natanz

Téhéran avait annoncé fin janvier son intention de cesser d'utiliser le complexe dit Tesa à Karaj, visé à l'été 2021 par une attaque attribuée à Israël par la République islamique

Mohammad Eslami, nouveau directeur de l'agence nucléaire iranienne (AEOI), s'exprime sur la scène de la conférence générale de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne, en Autriche, le 20 septembre 2021. (Crédit : AP Photo/Lisa Leutner)
Mohammad Eslami, nouveau directeur de l'agence nucléaire iranienne (AEOI), s'exprime sur la scène de la conférence générale de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne, en Autriche, le 20 septembre 2021. (Crédit : AP Photo/Lisa Leutner)

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a déclaré jeudi avoir été informée par l’Iran de la mise en service d’un nouvel atelier de fabrication de composants de centrifugeuses à Natanz (centre), principal site d’enrichissement d’uranium du pays.

Téhéran avait annoncé fin janvier son intention de cesser d’utiliser le complexe dit Tesa à Karaj, à l’ouest de la capitale, visé à l’été 2021 par une attaque attribuée à Israël par la République islamique.

Les machines qu’il abritait ont été transférées à Natanz et « le 13 avril, l’Iran a informé l’Agence qu’elles commenceraient à fonctionner le même jour », selon un rapport de l’AIEA consulté par l’AFP.

L’instance onusienne basée à Vienne (Autriche) et chargée de contrôler le caractère pacifique du programme nucléaire iranien, « a installé des caméras de surveillance » sur le site et « enlevé les scellés », explique son directeur général Rafael Grossi.

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Mariano Grossi s’adresse aux médias après son arrivée à l’aéroport international de Vienne, à Schwechat près de Vienne, en Autriche, le 12 septembre 2021. (Crédit : ALEX HALADA / AFP)

Ce développement survient alors que les négociations pour sauver l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien n’ont toujours pas abouti à une entente, un an après leur démarrage à Vienne.

Les États-Unis de Donald Trump ont claqué la porte en 2018 et en riposte, l’Iran s’est progressivement affranchi des limites qu’il avait accepté d’imposer à son programme nucléaire en échange de la levée des sanctions internationales.

Concernant le volet spécifique des centrifugeuses, l’Iran a ainsi recommencé à utiliser en 2019 les machines avancées qui lui permettent d’enrichir de l’uranium à un rythme plus rapide que celles de première génération, auxquelles le texte lui donnait droit. Plusieurs centaines sont actuellement en opération.

Depuis février 2021, l’Iran a également coupé l’accès de l’AIEA aux caméras dans plusieurs lieux.

Dans le cas de ce nouveau site, « les informations ne sont pas fournies à l’agence et restent en possession de l’Iran » jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé et les sanctions levées, a affirmé jeudi Mohammadreza Ghayebi, représentant iranien auprès des organisations internationales à Vienne, selon des propos rapportés par l’agence officielle Irna.

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