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US : Les JFNA dévoilent un plan de 54 M$ pour protéger les communautés juives

Citant les menaces croissantes liées à la montée de l'antisémitisme, le projet fournira le savoir-faire nécessaire pour sécuriser les institutions communautaires vitales

Illustration : Des croix gammées retrouvées peintes à la bombe sur le JCC (Centre communautaire) de Fairfax, en Virginie, le 6 octobre 2018. (Crédit : capture d'écran/Twitter)
Illustration : Des croix gammées retrouvées peintes à la bombe sur le JCC (Centre communautaire) de Fairfax, en Virginie, le 6 octobre 2018. (Crédit : capture d'écran/Twitter)

Les Fédérations juives d’Amérique du Nord (JFNA) ont annoncé dimanche le lancement d’une campagne de 54 dollars pour assurer la sécurité de ses communautés juives membres aux États-Unis, en réponse à la menace de l’antisémitisme.

Au cours des trois prochaines années, l’initiative LiveSecure veillera à ce que chacune des 146 communautés du groupe de tutelle des JFNA à travers le pays jouisse d’un dispositif de sécurité communautaire. Actuellement, 45 de ces communautés sont protégées de cette manière.

Le projet fournira « les ressources et le savoir-faire pour sécuriser… les institutions vitales face à la montée de l’antisémitisme », selon un communiqué de la JFNA.

« Cela fera plus que tripler le nombre actuel de communautés disposant de ces mesures de sécurité communautaire complètes », a déclaré Julie Platt, présidente de la campagne nationale des JNFA et présidente de LiveSecure. « Et nous voulons aider nos initiatives de sécurité existantes à se mettre à niveau et à répondre continuellement aux menaces émergentes ».

Le plan a été annoncé lors de l’assemblée générale annuelle des Fédérations juives, qui s’est tenue virtuellement, et où les intervenants ont abordé les préoccupations liées à l’antisémitisme.

« Nous avons le leadership, nous avons la force, les ressources, la structure, pour surmonter tous les revers, et nous devons le faire », a déclaré le président israélien Isaac Herzog dans un discours lors de l’événement. « Nous devons construire des alliances avec d’autres communautés qui ont été la cible de la haine, et nous devons nous assurer que les Juifs sont en sécurité pour être Juifs en Amérique et ailleurs dans le monde. »

Capture d’écran de la vidéo du président Isaac Herzog s’adressant à l’assemblée générale des fédérations juives d’Amérique du Nord dans un message vidéo, le 3 octobre 2012. (Crédit : YouTube)

« Il est urgent de protéger les communautés juives, » a déclaré l’ancienne ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley à l’assemblée.

« Malgré tout ce qui se passe, toute la colère et les attaques, vous refusez d’être réduits au silence », a déclaré Nikki Haley. « C’est tout le contraire : vous vous exprimez et vous restez forts. Vous vous protégez les uns les autres tout en ralliant les autres à faire ce qui est juste, et à combattre ce qui est faux. »

Le vice-président de la Commission de la Sécurité Intérieure de la Chambre des représentants, M. Ritchie Torres, un démocrate de New York, a de son côté lancé un avertissement. « Nous sommes assis sur un baril de poudre d’antisémitisme, et la communauté juive et nous tous ne pouvons pas nous permettre d’être complaisants, » a-t-il affirmé.

Un rapport du FBI publié le mois dernier a révélé que les crimes de haine anti-juifs sont passés de 953 en 2019 à 676 l’année dernière, soit une baisse de 29 %. Cependant, les crimes anti-juifs ont à nouveau constitué la majorité des crimes de haine basés sur la religion dans le rapport annuel, qui a enregistré le plus grand nombre de crimes de haine globaux depuis 2008.

Les universitaires et les responsables ont mis en garde contre l’idée de considérer le rapport comme un reflet complet de l’état des crimes de haine en Amérique.

Capture d’écran de la vidéo de l’ancienne ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, s’adressant à l’assemblée générale des Fédérations juives d’Amérique du Nord dans un message vidéo, le 3 octobre 2012. (Crédit : YouTube)

Dans un audit publié plus tôt cette année, l’Anti-Defamation League (ADL) avait signalé plus de 2 000 incidents antisémites en 2020, soit une légère baisse par rapport à 2019. L’écart entre les chiffres de l’ADL et ceux du FBI est dû à des différences de méthodologie. L’ADL recueille ses chiffres auprès de particuliers, d’organisations, de médias et de la police. Pour que le FBI compte un incident, il faut qu’il atteigne le niveau d’un crime, alors que l’ADL inclut un éventail plus large d’allégations.

La JTA a contribué à cet article.

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