Vanunu condamné à des TIG pour avoir parlé à des étrangers
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Vanunu condamné à des TIG pour avoir parlé à des étrangers

L'ancien technicien du nucléaire a été reconnu coupable de violation de ses conditions de libération anticipée après s'être entretenu avec deux Américains

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Mordechai Vanunu devant la Cour des magistrats de Jérusalem, qui l'a reconnu coupable d'avoir violé les conditions de sa libération, le 10 juillet 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Mordechai Vanunu devant la Cour des magistrats de Jérusalem, qui l'a reconnu coupable d'avoir violé les conditions de sa libération, le 10 juillet 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Mordechai Vanunu, qui avait été emprisonné dans une affaire d’espionnage nucléaire, a été condamné lundi à 120 heures de travaux d’intérêts généraux (TIG) pour avoir parlé à des étrangers, en violation des conditions mises en place au moment de sa libération.

Vanunu a également écopé d’une peine de deux mois de prison avec sursis. Il avait été reconnu coupable par la Cour des magistrats de Jérusalem au mois de janvier d’avoir violé les conditions de sa libération en rencontrant deux ressortissants américains à Jérusalem en 2013, sans autorisation préalable.

Au moment de sa condamnation, son avocat avait dit à la cour que la rencontre était un échange de « quelques minutes » survenu dans un café avec deux médecins en visite au sein de l’Etat juif.

En mars, Vanunu s’était dit confiant qu’il ne retournerait pas en prison. Il avait dit que 30 ans après avoir travaillé dans le domaine nucléaire, il n’avait plus aucun secret à dévoiler. « Tous les secrets nucléaires ont été révélés, tout est sur internet ».

Mordechai Vanunu devant la Cour suprême de Jérusalem, le 30 janvier 2017. (Crédit: Miriam Alster/Flash90)
Mordechai Vanunu devant la Cour suprême de Jérusalem, le 30 janvier 2017. (Crédit: Miriam Alster/Flash90)

Vanunu a déjà été emprisonné à deux reprises depuis sa libération pour avoir manqué aux termes de sa remise en liberté.

En janvier, il avait été blanchi de deux autres chefs d’accusations dont l’un lié à une interview accordée à la Deuxième chaîne israélienne en 2015.

La Deuxième chaîne avait indiqué que si tout ce qui avait figuré dans l’entretien avait été approuvé par la censure militaire israélienne. La police avait demandé la séquence entière et non montée de l’entretien, soupçonnant Vanunu d’avoir abordé des sujets dont il n’avait pas le droit de parler.

L’ancien technicien du nucléaire, âgé de 62 ans, avait été emprisonné en 1986 après avoir révélé les rouages internes de l’usine nucléaire de Dimona au journal britannique le Sunday Times.

Il avait été enlevé par les services secrets israéliens à Rome, où il avait été attiré par une agent israélienne simulant une relation sentimentale, puis il avait été jugé en Israël.

Il lui est interdit d’émigrer parce qu’il est toujours considéré comme représentant une menace pour la sécurité nationale.

L’AFP a contribué à cet article.

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