Ventes d’armes: Un activiste arrêté après avoir interrompu le discours de Katz
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Ventes d’armes: Un activiste arrêté après avoir interrompu le discours de Katz

Elie Joseph s’est confronté au ministre des Renseignements, affirmant que l'Etat juif ne devrait pas armer le Soudan du Sud, où des crimes de guerre présumés ont lieu

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

L'activiste Elie Joseph a fustigé les ventes d'armes israéliennes au Soudan du Sud, accusé de violations des droits de l'homme, après avoir été extrait d'une conférence dans la ville de Sderot, dans le sud du pays, pour avoir interrompu le discours du ministre israélien Israël Katz (Capture d’écran : Radio Israël via Twitter)
L'activiste Elie Joseph a fustigé les ventes d'armes israéliennes au Soudan du Sud, accusé de violations des droits de l'homme, après avoir été extrait d'une conférence dans la ville de Sderot, dans le sud du pays, pour avoir interrompu le discours du ministre israélien Israël Katz (Capture d’écran : Radio Israël via Twitter)

Un militant contre les ventes d’armes a été arrêté ce mardi après avoir interrompu un discours du ministre des Transports et des Renseignements, Israel Katz, lors d’une conférence à Sderot. L’homme souhaitait protester contre les exportations d’armes vers le Soudan du Sud.

Alors que le ministre entamait son discours, le militant Elie Joseph a accusé le gouvernement de livrer des armes à ce pays africain, accusé de graves violations des droits de l’homme.

« Qui vous a donné le droit d’armer des tueurs de masse au Soudan du Sud ? », a crié Joseph au ministre du Likud.

L’activiste a été escorté hors de la Cinémathèque de Sderot, où se tenait la conférence organisée par le Collège Sapir. Alors que les journalistes l’interrogeaient sur le scandale qu’il a causé, l’homme a continué à dénoncer la politique israélienne consistant à vendre des armes aux auteurs de violations des droits de l’homme.

« Pourquoi je crie ? Parce que je ne peux pas vivre avec le fait que, en mon nom, nous armons des assassins qui massacrent 50 000 femmes et enfants. Je ne peux pas vivre avec ça », a-t-il dit, clairement sous le coup de l’émotion.

« Le président du Soudan du Sud bénéficie d’armes de notre part. Ses troupes pénètrent dans les villages, assassinent des hommes, violent des femmes et brûlent des gens vivants. Et nous continuons à faire comme si de rien n’était. C’est la pire corruption qu’il y ait », a-t-il crié dans le hall du bâtiment.

Des analystes et des organisations internationales ont estimé qu’entre 50 000 et 300 000 personnes ont été tuées dans la guerre civile sud-soudanaise qui a débuté en 2013.

Israël, qui a été l’un des premiers pays à reconnaître le Soudan du Sud lors de son indépendance en 2011, a été accusé d’avoir vendu diverses armes et équipements militaires à ce pays déchiré par la guerre – notamment des fusils d’assaut, des drones et des technologies de surveillance.

Joseph a été arrêté par la police peu après ses accusations et été emmené au poste de police local, alors que les officiers recevaient les témoignages de témoins oculaires, a déclaré un collègue de l’activiste au Times of Israël.

Les charges pour lesquelles il était détenu n’ont pas été révélées.

Ce n’était pas la première fois que Joseph, né en Grande-Bretagne, interrompait des politiciens lors de leurs apparitions publiques afin de protester contre la vente d’armes à des auteurs de violations des droits de l’homme.

En décembre dernier, lui et deux autres militants s’en sont pris au Premier ministre Benjamin Netanyahu lors du Quiz biblique international concernant les ventes d’armes à la Birmanie.

Les manifestants portaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Honte ! Nous sommes supposés être une lumière parmi les nations ; cessez de vous faire de l’argent sur le dos de l’holocauste birman » et « Nous sommes censés être une lumière parmi les nations et non un armurier pour les meurtriers ».

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