Marseille: Un ex-proviseur blâme l’endoctrinement des jeunes à l’antisémitisme
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Marseille: Un ex-proviseur blâme l’endoctrinement des jeunes à l’antisémitisme

Auteur d'un livre-choc sorti durant l'été 2017 dénonçant la passivité politique face à l'islamisation des plus jeunes revient sur certaines causes de la radicalisation

Bernard Ravet, principal à la retraite, dénonce le déni de la montée du fait religieux en France. (Crédit: capture d'écran Dailymotion/La Provence)
Bernard Ravet, principal à la retraite, dénonce le déni de la montée du fait religieux en France. (Crédit: capture d'écran Dailymotion/La Provence)

Alors que la France se recueille autour de la dépouille d’Arnaud Beltrame, le gendarme assassiné dans le Super U de Trèbes, Bernard Ravet revient pour Sud radio sur les raisons pour lesquelles il existe un terreau fertile à l’antisémitisme en France.

Il avait décrit longuement cette situation dans un livre Principal de collège ou imam de la République (éditions Kero).

« En 2004, on sait qu’on a une mosquée salafiste à Marseille, raconte-t-il au micro de Sud radio. Il a fallu attendre décembre 2017 pour qu’elle soit fermée et février 2018 pour qu’une commission décide de l’expulsion de l’imam en question. Comment voulez-vous que des enfants qui vont à l’école coranique le mercredi ou le samedi, élevés dans une culture d’antisémitisme ouvert, ne soient pas victimes d’un endoctrinement qui les conduit à ne pas reconnaître la Shoah et à avoir des propos négationnistes ? »

S’il a couché sur papier ses années d’expérience c’est pour prévenir de l’impact du fanatisme religieux musulman dans les établissements scolaires.

Une doctrine favorisée, explique-t-il, par les discours entendus à la maison, relayés par les chaînes du câble, et le manque complet de diversité dans les lycées et collèges de Zone d’éducation prioritaire (ZEP).

« Pour chaque enfant, face à l’endoctrinement, il faut développer sa capacité à comprendre la souffrance des autres, » assène-t-il, confiant que les professeurs ont encore un rôle.

L’Express avait publié quelques bonnes feuilles du livre, et le journal La Provence s’est entretenu avec ce principal, aujourd’hui à la retraite.

Voici une anecdote qui donne à voir les raisons de l’absence d’élèves juifs dans certains établissements publics en France :

« Lorsque j’étais principal du collège Versailles, une femme s’est présentée à moi. Elle venait d’arriver dans le quartier, en provenance d’Israël, et voulait inscrire son fils dans le collège […]. A peine aura-t-il baragouiné deux mots avec son accent à couper au couteau que les autres lui demanderont d’où il vient. S’il dit la vérité, il se fera laminer. Je n’ai aucun doute là-dessus : des élèves interrogés quelques mois plus tôt par Edouard Zambeaux un journaliste de RFI, sur leurs relations avec les juifs au collège, ont répondu : ‘Il n’y en a pas. Et s’il y en avait, ils seraient obligés de se cacher’. »

A propos de l’adolescent israélien qu’il parviendra grâce à des relations à le faire inscrire au collège juif de la ville, Ravet écrit :

« Je l’assume : ce jour-là, une fois encore, j’ai agi en directeur d’ONG, parant à l’urgence qui me semblait la plus vitale, et pas en principal de collège investi de la mission de défendre des valeurs républicaines qui, en l’état, ne m’auraient pas permis de garantir la sécurité de cet adolescent dans mon collège musulman à 95 %, où certains sont chauffés à blanc tous les soirs via les télévisions par satellite arabes vouant aux gémonies Israël, les Juifs, et la France coupable d’interdire le port du voile aux élèves », explique-t-il.

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