Violences anti-israéliennes : une Palestinienne de 12 ans libérée
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Violences anti-israéliennes : une Palestinienne de 12 ans libérée

En raison de son jeune âge, le service des prisons a libéré la jeune fille qui avait avoué vouloir mener une attaque en Cisjordanie

Libération de Dima al-Wawi, Palestinienne de 12 ans, qui avait été arrêtée avec un couteau devant une implantation de Cisjordanie et avait avoué avoir voulu mené une attaque, le 24 avril 2016. (Crédit : Twitter/Oren Ziv)
Libération de Dima al-Wawi, Palestinienne de 12 ans, qui avait été arrêtée avec un couteau devant une implantation de Cisjordanie et avait avoué avoir voulu mené une attaque, le 24 avril 2016. (Crédit : Twitter/Oren Ziv)

Une fille de 12 ans, la plus jeune Palestinienne jamais emprisonnée par Israël selon son avocat, a été libérée dimanche après sa condamnation à la prison pour avoir voulu attaquer des Israéliens.

Après deux mois de détention, Dima al-Wawi est sortie de prison en Israël avant d’être transportée à un check-point menant à Tulkarem, dans le nord de la Cisjordanie, où elle a retrouvé ses parents, selon un photographe de l’AFP.

Le visage fermé, la fillette accompagnée de ses proches a été accueillie au gouvernorat de Tulkarem, où les responsables palestiniens ont de nouveau dénoncé le sort des prisonniers palestiniens en Israël.

Originaire de Halhoul, près de Hébron dans le sud de la Cisjordanie, la fille avait été arrêtée le 9 février au moment où les attaques au couteau menées par des Palestiniens, souvent des jeunes et parfois des filles, étaient quasiment quotidiennes.

https://youtu.be/v7vmMLmA6tg

Une vidéo de son arrestation l’avait montré dans son uniforme d’écolière, s’approchant à pied d’une implantation israélienne en Cisjordanie. Elle est ensuite interpellée par un garde de sécurité armé posté à l’entrée avant qu’un résident, en civil, ne lui prenne un couteau qu’elle portait sur elle et ne la maintienne au sol jusqu’à son arrestation par des soldats.

Elle avait ensuite été présentée devant un tribunal militaire, le seul type de cour israélienne compétente dans les Territoires. Là, le procureur militaire a réclamé qu’elle soit inculpée pour « tentative d’homicide avec préméditation et possession d’un couteau ».

Au terme d’un accord de plaider-coupable, Dima avait été condamnée à quatre mois et demi de prison ferme, assortis d’un mois et demi de sursis, le maximum pour un enfant de moins de 14 ans étant six mois, ferme ou avec sursis. Elle a également été condamnée à verser une amende de 8 000 shekels, soit environ 1 900 euros.

Le procureur avait accepté l’accord « en raison de l’absence d’antécédents de l’accusé » et de ses « aveux » qui selon l’ONG israélienne de défense des droits de l’Homme B’Tselem, avaient été obtenus lors d’interrogatoires menés en l’absence de ses parents ou de son avocat.

Le 11 avril, son avocat Tariq Barghouth avait annoncé que la demande de libération anticipée de la fille, « la plus jeune Palestinienne jamais emprisonnée », avait été acceptée.

Le cas de Dima est « une exception », avait assuré au moment de sa condamnation B’Tselem, car « la justice militaire inculpe rarement des enfants si jeunes ».

Pourtant la loi israélienne l’autorise à juger les enfants à partir de 12 ans, un fait unique au monde, selon l’Unicef. Actuellement, près de 450 mineurs palestiniens sont détenus par Israël, dont une centaine ont moins de 16 ans.

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