Virus : Le nombre de décès grimpe et celui des dépistages s’effondre
Rechercher

Virus : Le nombre de décès grimpe et celui des dépistages s’effondre

Selon le ministère, il y a eu 6 nouveaux décès, ce qui amène le nombre de morts à 685 ; 482 cas sont apparus en 24 heures, une baisse qui pourrait être due aux dépistages réduits

Une passante porte un masque sur Jaffa Street, à Jérusalem, le 16 août 2020 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Une passante porte un masque sur Jaffa Street, à Jérusalem, le 16 août 2020 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministère de la Santé a enregistré six décès des suites de la COVID-19 entre la matinée et la soirée de dimanche, ce qui amène le bilan des morts des suites de la maladie à 685 depuis le début de la pandémie.

Le ministère a aussi annoncé que 482 nouveaux cas avaient été confirmés au cours des dernières vingt-quatre heures, un chiffre qui est relativement bas mais qui pourrait plutôt résulter du nombre réduit de tests de dépistage qui ont été effectués ce week-end que d’un déclin réel des infections. Seulement 8 748 résultats de test ont été révélés samedi et 8,7 % étaient positifs, selon les données.

Le nombre de cas quotidiens de coronavirus, au sein de l’Etat juif, a oscillé entre
1 000 et 2 000 depuis plusieurs semaines, avec environ 30 000 tests de dépistage effectués par jour. Le nombre des tests réalisés baisse généralement pendant le week-end.

Le nombre de cas confirmés depuis le début de l’épidémie, dimanche soir, s’élevait à 92 680, avec 23 491 cas actifs. 382 personnes se trouvent actuellement dans un état grave et 112 ont été placées sous respirateur. 183 personnes sont dans un état modéré et les autres présentent des symptômes légers, voire une version asymptomatique de la maladie.

Ces dernières données surviennent alors que l’Etat juif a assoupli ses exigences de quatorzaine à l’égard de certains voyageurs et alors que l’économie connaît sa crispation le plus forte en 45 ans.

Dimanche soir, le dit « cabinet du coronavirus », un forum de ministres en charge de l’épidémie, a convenu de permettre aux restaurants, aux espaces publics, aux lieux de travail et aux lieux de culte d’accueillir jusqu’à 20 personnes en espace fermé et jusqu’à 30 personnes en plein air, indépendamment de la taille des locaux ou du site concernés et à la condition que les personnes présentes respectent une distance d’au moins deux mètres entre elles.

Cette décision marque un relâchement des restrictions qui avaient été imposées vendredi, et qui avaient limité les capacités d’accueil des restaurants de moins de 80 mètres carrés à seulement dix clients, les restaurants de plus de 80 mètres carrés pouvant accueillir 20 personnes. La nouvelle règle rentrera en vigueur lundi à 19 heures.

Des visiteurs portent des masques de protection dans le musée d’Israël après sa réouverture, le 13 août 2020 (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Un sondage dont les résultats ont été révélés par la Douzième chaîne, dimanche, a indiqué que les Israéliens étaient divisés concernant la perspective d’un nouveau confinement national pour venir à bout du taux élevé de morbidité. Il a indiqué que 49% des sondés étaient défavorables à un confinement, que 43% des personnes interrogées y étaient favorables, avec 8% d’indécis.

Lorsque l’épidémie de coronavirus avait frappé Israël, le pays avait été placé en confinement à la mi-mars, immobilisant presque l’économie. Ces mesures rigoureuses avaient été allégées au moins de mai, entraînant une recrudescence des cas de virus.

Pour leur part, les employés des laboratoires nationaux ont menacé dimanche de se mettre en grève dès le 30 août, dans un contexte d’impasse dans des négociations portant sur les salaires et les conditions de travail.

« Les ministères des Finances et de la Santé se renvoient la balle depuis plus de cinq ans en ce qui nous concerne, s’attribuant mutuellement les responsabilités », a commenté Esther Admon, présidente du syndicat des Biochmistes et des employés de laboratoire.

« On aurait pu s’attendre à ce que le coronavirus mette un terme à cette triste saga et qu’il révèle enfin clairement la nécessité de conserver la stabilité dans les laboratoires, mais même les signaux d’alerte les plus brillants ne semblent avoir ému personne », a-t-elle ajouté.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...