Virus : Une fête honorant un ponte du Likud interrompue, contrevenant aux règles
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Virus : Une fête honorant un ponte du Likud interrompue, contrevenant aux règles

Malgré la limitation des événements en espaces clos à dix participants, au moins 35 activistes ont assisté à Jérusalem à un hommage à Yaakov Hagoel, lundi soir

Le chef du World Likud, Yaakov Hagoel. (Photo: ZOA)
Le chef du World Likud, Yaakov Hagoel. (Photo: ZOA)

La police a interrompu, lundi, une fête donnée en l’honneur d’une personnalité éminente du Likud, Yaakov Hagoel, pour avoir contrevenu aux limitations gouvernementales sur les rassemblements imposées pour aider à stopper la propagation de la pandémie de coronavirus, a déclaré la chaîne Kan mardi.

Selon le reportage, au moins 35 personnes (et peut-être plus que 40) affiliées au Likud se sont rendues à ce rassemblement à Jérusalem en l’honneur de Hagoel, qui est chef de l’organisation-cadre du World Likud et qui est aussi vice-président de l’Organisation sioniste mondiale.

Les régulations établies par le gouvernement du leader du Likud et par le Premier ministre Benjamin Netanyahu exigent que les événements organisés en espace clos soient limités à dix participants. Les agents de police appelés sur les lieux ont été filmés en train de demander aux personnes présentes de partir.

La fête avait été organisée pour rendre hommage aux alliés de Hagoel qui l’avaient soutenu dans sa récente campagne de réélection au poste de président de l’aile mondiale de la formation.

Le scrutin, qui s’est déroulé la semaine dernière, est pour le moment excessivement serré. Netanyahu, qui avait soutenu son allié Miki Zohar dans cette course, aurait, selon des rumeurs, exercé des pressions sur Hagoel pour qu’il renonce à se présenter une nouvelle fois.

Parmi les personnes présentes – toutes ne portaient pas des masques – l’ex-parlementaire du Likud Nava Boker, un chef de conseil local et de multiples activistes de la formation.

L’organisateur, Yoram Yazdi, a écopé d’une amende de 5 000 shekels, mais l’événement a continué après que la police a demandé le départ de certains participants.

« L’événement s’est déroulé conformément aux règles », aurait dit Yazdi, selon Kan. Hagoel, pour sa part, a déclaré que si la fête avait été organisée en « plein air » conformément aux directives, lui-même était parti quand un nombre trop important d’invités avait fait son apparition.

Ce n’est pas la première fois qu’une personnalité publique affiliée au Likud se fait remarquer pour son adhésion laxiste aux règles de distanciation sociale.

Au début du mois, Kan avait annoncé que Yuli Edelstein, ministre de la Santé, avait participé à une fête d’anniversaire pour son épouse le jour même où le gouvernement annonçait une série de nouvelles restrictions pour tenter de contenir la seconde vague de la pandémie.

Le ministre de la Santé Yuli Edelstein
s’exprime lors d’une conférence de presse sur le coronavirus au ministère de la Santé à Jérusalem, le 28 juin 2020. (Photo par Olivier Fitoussi/Flash90)

Selon Kan, Edelstein s’était rendu lundi à une soirée en l’honneur d’Irina Nevzlin, dans un lieu privé, à laquelle avaient assisté plusieurs douzaines de personnes – quelques heures après avoir annoncé de nouvelles directives qui, entre autres, limitaient les rassemblements publics à vingt participants. Ces dernières n’avaient pas encore été mises en vigueur.

Edelstein avait nié s’être fourvoyé, disant que le parti s’était conformé aux mesures qui étaient appliquées à ce moment-là.

« Je suis désolé de décevoir ceux qui écrivent des fake news mais l’événement qui a été organisé à l’occasion de l’anniversaire de mon épouse s’est déroulé en plein air – où l’organisation d’événements était autorisée à ce moment-là par toutes les règles. La restriction à vingt personnes dans des espaces ouverts n’existait pas encore et tout s’est donc déroulé conformément aux directives », avait écrit Edelstein sur Twitter après la révélation de l’information.

Le prédécesseur d’Edelstein, Yaakov Litzman, membre du parti Yahadout HaTorah, testé positif au coronavirus au mois d’avril, avait été aussi accusé d’avoir ignoré avec une certaine désinvolture les règles en se rendant à un rassemblement de prière quelques jours avant son dépistage à la maladie – malgré l’interdiction qui visait de telles réunions de groupe à ce moment-là.

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