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Washington appelle au maintien des relations entre le Liban et les pays du Golfe

La crise diplomatique est née des propos d'un ministre libanais qui avait qualifié "d'absurde" l'intervention de la coalition militaire dirigée par Ryad dans la guerre au Yémen

Sur cette photo d'archives prise le 13 septembre 2021, le ministre libanais de l'Information George Kordahi s'exprime lors d'une conférence de presse au palais présidentiel de Baabda, à l'est de la capitale Beyrouth. (Crédit :  ANWAR AMRO / AFP)
Sur cette photo d'archives prise le 13 septembre 2021, le ministre libanais de l'Information George Kordahi s'exprime lors d'une conférence de presse au palais présidentiel de Baabda, à l'est de la capitale Beyrouth. (Crédit : ANWAR AMRO / AFP)

Les Etats-Unis ont appelé mercredi au maintien des relations et contacts entre le Liban et plusieurs monarchies du Golfe, qui traversent une grave crise diplomatique.

« Nous pensons que les relations diplomatiques, que les canaux de communication entre le Liban et ses partenaires doivent rester ouverts. Nous soutenons toute mesure qui favorise cela », a dit le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price à la presse.

« Les canaux diplomatiques doivent rester ouverts si nous voulons améliorer la situation humanitaire des Libanais », a-t-il insisté.

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a rencontré mardi le Premier ministre libanais Najib Mikati en marge de la COP26 sur le climat à Glasgow, en Ecosse.

La crise diplomatique est née des propos du ministre libanais de l’Information George Kordahi, qui dans une émission télévisée datant du 5 août, alors qu’il n’était pas encore au gouvernement, et diffusée le 25 octobre, avait qualifié « d’absurde » l’intervention depuis 2015 de la coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite dans la guerre au Yémen.

Le conflit oppose les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran, au pouvoir yéménite appuyé par la coalition, dont font aussi partie les Emirats arabes unis et Bahreïn.

Ces déclarations ont enflammé les relations entre le Liban d’une part, et l’Arabie saoudite, les Emirats, Bahreïn et le Koweït d’autre part.

Le Premier ministre libanais s’est démarqué des propos du ministre de l’Information, nommé par un parti allié du groupe terroriste chiite pro-iranien Hezbollah, et l’a appelé implicitement à démissionner.

Ned Price ne s’est pas prononcé sur le sort du ministre mais a exprimé sa compréhension face à la colère saoudienne.

« L’idée que les Houthis sont autre chose qu’une force de déstabilisation et une force qui a aggravé les souffrances des Yéménites, ce n’est pas une idée que nous pouvons soutenir », a-t-il dit.

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