Washington appelle l’AP à publier les résultats de l’audit sur le « pay-to-slay »
Selon Ramallah, l'audit portant sur son nouveau programme d'affaires sociales prouve la fin du programme "payer pour tuer"
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Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Dimanche, les États-Unis ont appelé l’Autorité palestinienne (AP) à rendre publics les résultats d’un audit portant sur son nouveau programme d’affaires sociales. Vendredi, Ramallah a déclaré que cet audit avait établi que les bénéficiaires n’étaient plus incités à commettre des attentats contre des Israéliens.
« L’AP a annoncé que cet audit avait eu lieu. Cependant, elle n’en a pas publié les résultats. Nous appelons l’AP à publier officiellement les résultats de cet audit afin qu’ils puissent être soumis à l’examen du public », a déclaré un porte-parole du département d’État au Times of Israel.
Le communiqué déplore également que l’audit réalisé par le cabinet de conseil international Alvarez & Marsal (A&M) ne se soit apparemment penché que sur le nouveau programme d’affaires sociales, laissant entendre que les versements récompensant les prisonniers palestiniens, désignés sous le nom de « pay-to-slay » (payer pour tuer), car ils récompensent les prisonniers, notamment les terroristes condamnés, en fonction de la durée de leur peine, ainsi que les familles des terroristes décédés, pourraient se poursuivre par l’intermédiaire d’autres institutions, un argument souvent avancé par Israël pour réfuter les réformes de l’AP.
Le porte-parole du département d’État a rappelé que le plan en vingt points du président américain Donald Trump visant à mettre fin au conflit à Gaza exige que l’AP mène des réformes approfondies, « notamment en mettant fin à tous les versements aux terroristes et à leurs familles », avant que le contrôle de Gaza ne puisse être transféré à Ramallah.
« L’Autorité palestinienne doit également mettre fin, dans ses programmes et supports pédagogiques, à l’incitation à la violence, à la glorification de celle-ci, au soutien au terrorisme et au refus de reconnaître le droit d’Israël à exister », a ajouté le porte-parole du département d’État.
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