Washington approuve la vente de 8 avions ravitailleurs à Israël
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Washington approuve la vente de 8 avions ravitailleurs à Israël

La vente des engins Boeing, qui a pris des années de retard, s'élève à un montant de 2,4 milliards de dollars, a indiqué le Pentagone

Un Boeing KC-46A (L) effectue des essais en 2015 au-dessus de la base aérienne d'Edwards en Californie. (Crédit : AFP/Aide)
Un Boeing KC-46A (L) effectue des essais en 2015 au-dessus de la base aérienne d'Edwards en Californie. (Crédit : AFP/Aide)

Le gouvernement américain a approuvé mardi la vente de ravitailleurs KC-46 à Israël, qui deviendra ainsi un des rares alliés des Etats-Unis à posséder cet avion qui doit remplacer des appareils en service depuis la Guerre froide.

Le département d’Etat a autorisé la vente de 8 ravitailleurs KC-46 de Boeing, un programme qui a pris des années de retard, pour un montant de 2,4 milliards de dollars, a indiqué le Pentagone dans un communiqué.

En permettant à Israël de ravitailler en carburant d’autres avions en vol, ce qui étend leur rayon d’action, l’avion-ravitailleur KC-46 « permettra à Israël de fournir des capacités supplémentaires à l’armée américaine dans la région, ce qui lui permettra de libérer des équipements pour d’autres zones en cas de guerre », a noté le Pentagone.

Le programme des ravitailleurs KC-46 a accumulé les retards sur le calendrier de livraison, et les surcoûts pour Boeing, qui a dû inscrire de nombreuses charges dans ses comptes, pour un montant cumulé évalué à plus de 3 milliards de dollars.

L’appareil de Boeing, qui n’est toujours pas certifié par le Pentagone, avait été choisi par l’US Air Force en 2011 après une compétition féroce avec son rival européen Airbus, pour remplacer le KC-10 (un DC-10 modifié entré en service en 1981) et le KC-135, un ravitailleur encore plus vieux, entré en service en 1957 et dont l’exemplaire le plus récent a été livré en 1965.

L’US Air Force a décelé des défauts dans les caméras de l’appareil, qui aident à réaliser la délicate manoeuvre de ravitaillement en plein vol.

Dennis Muilenburg, directeur général de Boeing, s’adresse à un membre d’équipage d’un Boeing KC-46 au salon du Bourget, à l’est de Paris, en France, le lundi 17 juin 2019. (Crédit : AP Photo/Michel Euler)

Questionné mardi au Congrès sujet de ce programme, le chef d’état-major de l’armée de l’air américaine, le général David Goldfein, a indiqué que le Pentagone faisait pression sur Boeing pour régler le problème au plus vite.

« En ce moment, nous en sommes au stade final des négociations avec le groupe », a-t-il indiqué.

Israël est le deuxième allié auquel les Etats-Unis ont accepté de vendre ce ravitailleur, après le Japon qui en a commandé deux.

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