Washington condamne le Hamas, soutient le droit d’Israël à se défendre
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Washington condamne le Hamas, soutient le droit d’Israël à se défendre

Une officielle du département d'État demande la fin de la violence destructrice, blâme le groupe terroriste au pouvoir à Gaza pour la crise humanitaire de l'enclave

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

Heather Nauert, porte-parole du département d'Etat américain, à  Washington, le 8 juin 2017. (Crédit : capture d'écran)
Heather Nauert, porte-parole du département d'Etat américain, à Washington, le 8 juin 2017. (Crédit : capture d'écran)

WASHINGTON – Les États-Unis ont condamné jeudi le groupe terroriste palestinien du Hamas pour avoir lancé quelque 200 roquettes et obus de mortier sur des communautés israéliennes et ont défendu la réponse militaire d’Israël dans le pire échange de tirs depuis la guerre de 2014.

La sous-secrétaire d’État à la diplomatie et aux affaires publiques, Mme Heather Nauert, a déclaré aux journalistes que répondre par la force aux projectiles du Hamas visant les villes israéliennes était justifiée.

« C’est une situation très préoccupante », a-t-elle dit. « Nous condamnons les attaques de missiles contre Israël et appelons à mettre fin à la violence destructrice », a-t-elle déclaré. « Nous soutenons pleinement le droit d’Israël à se défendre et à prendre des mesures pour prévenir les provocations de cette nature. »

Le Hamas a tiré des dizaines de roquettes et d’obus de mortier sur des communautés du sud d’Israël depuis la bande de Gaza jusqu’à jeudi, y compris une salve ayant touché la ville de Sdérot, et deux roquettes qui ont atteint Beer Sheva, c’est la première fois que la ville a été prise pour cible depuis la guerre ayant duré 51 jours de 2014.

L’armée de l’air israélienne a réagi rapidement, bombardant au moins 12 positions du Hamas à travers la bande de Gaza, a déclaré l’armée.

L’armée de l’air a également pris pour cible une voiture qui, selon l’armée, était utilisée par des terroristes pour lancer des roquettes sur le sud d’Israël à partir de la bande de Gaza. Un agent du Hamas aurait été tué lors de la frappe aérienne. Selon des informations non confirmées, il était le parent d’un commandant supérieur du Hamas.

Le Hamas a déclaré qu’une femme palestinienne enceinte et son enfant ont été tués lors d’une attaque israélienne plus tôt jeudi. Le ministère de la Santé dirigé par le Hamas a fait état du décès d’Aynas Abu Khamash, 23 ans, et de sa fille, Bayan, âgée de 18 mois. Selon Ashraf al-Qidra, un porte-parole du ministère, ils ont été tués lors d’une frappe israélienne dans la bande de Gaza tôt jeudi matin. Mohammed Abu Khamash, le mari d’Aynas, a été grièvement blessé pendant la frappe, a-t-il dit.

Le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, porte-parole de l’armée israélienne, a déclaré qu’il ne pouvait pas commenter le cas particulier de la famille Abu Khamash, mais a souligné que l’armée ne visait « que des sites militaires » dans ses raids.

Jeudi, Nauert a également blâmé le Hamas pour la situation désastreuse dans l’enclave côtière dévastée.

« N’oublions pas que le Hamas porte la responsabilité ultime de la situation humanitaire à Gaza », a-t-elle dit. « C’est une de nos grandes préoccupations. »

Le Hamas a déclaré jeudi soir qu’un cessez-le-feu a été conclu pour mettre fin à près de deux jours de combats intenses avec Israël, alors même que le cabinet de sécurité de haut niveau a demandé jeudi à l’armée israélienne de « continuer à agir avec force » contre les groupes terroristes à Gaza.

La chaîne de télévision Al-Aqsa du Hamas a rapporté jeudi soir qu’un cessez-le-feu s’était instauré « sur la base d’un calme mutuel ». Il a déclaré que l’accord a été négocié par l’Égypte et d’autres acteurs régionaux.

Israël a nié qu’un cessez-le-feu avait été conclu, mais un haut responsable israélien a déclaré à la radio israélienne que le calme serait accueilli par le calme.

Adam Rasgon a contribué à cet article.

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