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Washington gèle les avoirs de sociétés ayant contourné les sanctions contre l’Iran

Ces firmes sont accusées d'avoir permis l'exportation de millions de dollars de marchandise et le rétablissement de sanctions visant ces produits après la sortie de l'accord

Le super tanker Adrian Aryra 1 sous pavillon iranien navigue dans les eaux du territoire britannique de Gibraltar, le 18 août 2019 (Crédit : AP Photo/Marcos Moreno)
Le super tanker Adrian Aryra 1 sous pavillon iranien navigue dans les eaux du territoire britannique de Gibraltar, le 18 août 2019 (Crédit : AP Photo/Marcos Moreno)

Les Etats-Unis ont ordonné mercredi le gel des avoirs de plusieurs sociétés iraniennes et étrangères pour avoir contourné les sanctions imposées à l’Iran en matière de ventes de pétrole et de produits chimiques, selon un communiqué du Trésor américain.

Ces compagnies sont accusées d’avoir permis l’exportation de centaines de millions de dollars de marchandise depuis novembre 2018 et le rétablissement de sanctions visant ces produits après la sortie des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien.

Les entités, basées en Iran, aux Emirats arabes unis, à Hong Kong et au Vietnam, ont été ajoutées à la liste du Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC), qui dépend du département américain du Trésor.

Cette décision implique le gel de leurs avoirs situés dans une juridiction américaine ainsi que l’interdiction pour toute entité américaine d’avoir des relations commerciales avec les sociétés visées.

L’interdiction vaut aussi pour les entreprises étrangères, elles-mêmes passibles de rétorsion si elles effectuaient des transactions sur le territoire américain avec les entités visées.

« Même si les Etats-Unis sont décidés à parvenir à un accord avec l’Iran qui prévoit le retour au respect de (l’accord sur le nucléaire iranien), nous continuerons à user de notre autorité pour appliquer les sanctions sur la vente de pétrole et produits chimiques iraniens », a déclaré le sous-secrétaire au Trésor Brian Nelson, cité dans le communiqué.

Les décisions annoncées mercredi sont liées à un décret présidentiel pris en août 2018 par Donald Trump, qui était à l’époque président des Etats-Unis.

Parmi les sociétés visées, la compagnie iranienne Jam Petrochemical Company, soupçonnée d’avoir « exporté des centaines de milliers de tonnes de produits chimiques, d’une valeur de plusieurs centaines de millions de dollars », à des clients chinois et philippins, selon le Trésor.

Plusieurs autres entités nommées mercredi sont des sociétés écran qui, selon les autorités américaines, ont permis à des entreprises iraniennes faisant déjà l’objet de mesures du Trésor américain de continuer à exporter des produits chimiques.

Le Trésor a aussi ajouté à la liste deux ressortissants iraniens, Morteza Rajabieslami et Mahdieh Sanchuli, accusés d’avoir permis l’exportation de dizaines de milliers de tonnes de pétrole iranien.

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