Washington met en garde le monde : restez à l’écart des navires iraniens
Rechercher

Washington met en garde le monde : restez à l’écart des navires iraniens

Les sanctions visent les compagnies qui assurent des entreprises en Iran; "il est exclu" qu'elles "puissent couvrir les pertes" en cas "d'accident impliquant un pétrolier iranien"

WASHINGTON, DC - Le directeur de la planification politique américain Brian Hook répond aux questions des journalistes durant l'annonce de la création du Groupe d'action pour l'Iran au département d'Etat, le 16 août 2018 à Washington (Crédit : Rod Lamkey/Getty Images/AFP)
WASHINGTON, DC - Le directeur de la planification politique américain Brian Hook répond aux questions des journalistes durant l'annonce de la création du Groupe d'action pour l'Iran au département d'Etat, le 16 août 2018 à Washington (Crédit : Rod Lamkey/Getty Images/AFP)

Les Etats-Unis, qui ont rétabli cette semaine des sanctions contre l’Iran, ont appelé mercredi les pays du monde entier à tenir à l’écart les navires iraniens, notamment les pétroliers, qui représentent désormais « une menace flottante ».

Outre le secteur de l’énergie et les banques, les sanctions américaines visent le transport maritime iranien mais aussi les assureurs étrangers qui offriraient leurs services à des entreprises iraniennes dans le collimateur de Washington.

« Dès lors que les compagnies de transport maritime et les navires iraniens perdent leur accès à l’assurance sur le marché international, ils vont se tourner vers des assurances nationales », a estimé l’émissaire spécial pour l’Iran du département d’Etat américain, Brian Hook.

« S’il devait y avoir un accident impliquant un pétrolier iranien, . C’est particulièrement vrai pour les pétroliers iraniens transportant du brut, qui sont généralement assurés pour des montants égaux ou supérieurs à un milliard de dollars », a-t-il ajouté devant la presse.

Selon lui, « du canal de Suez au détroit de Malacca », « les tankers iraniens sont désormais une menace flottante ».

« Les pays, ports, opérateurs de canal et entreprises privées doivent savoir qu’ils risquent d’être responsables des coûts d’un accident impliquant un pétrolier iranien assuré localement », a-t-il mis en garde, affirmant espérer « sincèrement » qu’aucun accident n’aura lieu.

Cette photo du 12 mars 2017 montre un ouvrier iranien marchant sur la plate-forme de l’installation pétrolière de l’île de Khark, sur la côte du Golfe. (Crédit : AFP / Atta Kenar)

Le département d’Etat a publié mercredi un avertissement à leur intention pour qu’ils évitent tout contact avec des pétroliers iraniens, une autre manière de mettre la pression sur Téhéran.

Washington, qui s’est retiré en mai de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, espère faire plier le régime islamique grâce à sa campagne de « pression maximale » pour ensuite négocier un texte plus strict, qui puisse également mettre fin à la prolifération de missiles balistiques iraniens et à l’interventionnisme déstabilisateur de Téhéran dans la région.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...