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Washington prépare une résolution pour exhorter l’Iran à « coopérer » avec l’AIEA

Les États-Unis ont confirmé jeudi préparer une résolution avec les Européens qui a été par avance rejetée comme "non constructive" par Téhéran

Mohammad Eslami, chef de l’Agence nucléaire iranienne à gauche, et le gouverneur de l’Iran auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Kazem Gharib Abadi, quittent la Conférence générale internationale de l’énergie atomique à Vienne, en Autriche, le 20 septembre 2021. (Crédit : AP Photo/Lisa Leutner, archive)
Mohammad Eslami, chef de l’Agence nucléaire iranienne à gauche, et le gouverneur de l’Iran auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Kazem Gharib Abadi, quittent la Conférence générale internationale de l’énergie atomique à Vienne, en Autriche, le 20 septembre 2021. (Crédit : AP Photo/Lisa Leutner, archive)

Les États-Unis ont confirmé jeudi préparer une résolution avec les Européens pour exhorter l’Iran à « coopérer pleinement » avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui a été par avance rejetée comme « non constructive » par Téhéran.

Dans un récent rapport, l’AIEA a dénoncé l’absence de « réponses satisfaisantes » de l’Iran concernant la présence de matière nucléaire sur trois sites non déclarés dans le pays. Ce dossier, cause d’inquiétude depuis plusieurs mois pour la communauté internationale, vient se greffer à l’impasse des négociations lancées il y a plus d’un an pour tenter de sauver l’accord censé empêcher la République islamique de fabriquer la bombe atomique.

Il devrait donc s’inviter au Conseil des gouverneurs de l’organisation internationale, qui se réunit la semaine prochaine à Vienne.

Le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price a fait part jeudi des « très graves inquiétudes » de Washington. « L’Iran n’a pas répondu de manière crédible aux questions de l’AIEA », a-t-il déploré.

« Nous pouvons confirmer que nous entendons nous joindre au Royaume-Uni, à la France et à l’Allemagne pour présenter une résolution portant sur la nécessité que l’Iran coopère pleinement avec l’AIEA », a-t-il ajouté.

Une source européenne à Vienne avait évoqué ces derniers jours ce projet de résolution occidental, suscitant une réaction courroucée de Téhéran, qui a mis en garde contre toute « action non constructive » lors du Conseil des gouverneurs.

Depuis l’ouverture des négociations à Vienne sur l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, dont les États-Unis se sont retirés en 2018 sous la présidence de Donald Trump mais qu’ils veulent maintenant rejoindre à nouveau, les Américains s’étaient abstenus de toute résolution contre l’Iran à l’AIEA, pour ne pas entraver les pourparlers. La présentation de ce texte peut donc apparaître comme un indicateur des risques accrus d’échec des discussions diplomatiques.

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