Washington promet de soutenir Israël « quel que soit le gouvernement »
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Washington promet de soutenir Israël « quel que soit le gouvernement »

Les porte-parole du département d'État et de la Maison Blanche a assuré que le "soutien indéfectible" des Etats-Unis pour Israël demeurerait inchangé "quoi qu'il arrive"

Le porte-parole du département d'État, Ned Price, répond aux questions des journalistes au département d'État à Washington, le 31 mars 2021. (Crédit : AP Photo/Carolyn Kaster, Pool)
Le porte-parole du département d'État, Ned Price, répond aux questions des journalistes au département d'État à Washington, le 31 mars 2021. (Crédit : AP Photo/Carolyn Kaster, Pool)

Le gouvernement américain, qui a reçu jeudi le ministre israélien de la Défense Benny Gantz, a promis de soutenir Israël quel que soit son futur Premier ministre, au moment où une coalition s’est formée pour évincer Benjamin Netanyahu du pouvoir.

« Nous n’allons pas parler de la formation d’un gouvernement tant qu’elle est en cours », a dit le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price devant la presse.

Pour autant, il a assuré que le « soutien indéfectible » des Etats-Unis pour Israël demeurerait inchangé « quoi qu’il arrive, quel que soit le gouvernement ».

« Rien ne changera même si le gouvernement change », a-t-il insisté, confirmant notamment l’intention de Washington de contribuer au renflouement du Dôme de Fer, le bouclier antiprojectiles de l’Etat hébreu, dont les missiles ont été fortement utilisés lors des onze jours de conflit avec le groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas dans la bande de Gaza en mai.

En recevant Benny Gantz au Pentagone, le ministre américain de la Défense Lloyd Austin a rappelé que le président Joe Biden avait « exprimé son plein soutien au renflouement du ‘Dôme de Fer’ d’Israël », « qui a sauvé tant de vies innocentes lors du récent conflit ».

Les opposants à Benjamin Netanyahu ont annoncé mercredi soir in extremis être parvenus à former une coalition hétéroclite, qui pourrait évincer le chef du gouvernement du pouvoir dans les prochains jours. Ce changement interviendrait alors que les Etats-Unis ont été contraints de s’investir diplomatiquement dans le dossier israélo-palestinien lors de la récente escalade militaire.

Les dirigeants des huit partis qui forment le « gouvernement de changement » que le chef de Yesh Atid, Yair Lapid, a annoncé qu’il pourrait former le 2 juin 2021. (Crédit : Flash90)

Le président Biden, qui connaît « Bibi » de longue date, entretient avec lui des relations ambivalentes. Il a longuement tardé, après son arrivée à la Maison Blanche en janvier, avant d’avoir sa première conversation téléphonique avec cet allié-clé que son prédécesseur Donald Trump avait choyé comme jamais.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontre le vice-président des États-Unis Joe Biden à Washington DC, le 23 mars 2010. (Amos Ben Gershom/GPO)

« Nous voulons une sécurité durable pour les Israéliens comme pour les Palestiniens », a dit Lloyd Austin devant Benny Gantz, insistant sur « l’importance d’une réduction des tensions en Cisjordanie et à Jérusalem ».

Il a aussi, comme le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken et le conseiller de la Maison Blanche pour la sécurité nationale Jake Sullivan, qui avaient chacun reçu le ministre israélien un peu plus tôt, souligné la nécessité d’accélérer l’aide humanitaire et à la reconstruction pour Gaza.

Benny Gantz a de son côté insisté sur le fait que tout compromis entre Washington et Téhéran pour relancer l’accord moribond sur le nucléaire iranien, dénoncé comme trop faible par l’Etat hébreu et d’autres pays arabes, devait « remplir réellement son objectif d’empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires ».

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