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Washington rejette les critiques de Bennett sur l’accord nucléaire iranien

Le département d'État dit "ne pas vouloir répéter la même erreur" et vante la diplomatie et la coordination avec ses alliés régionaux pour atteindre "notre objectif"

Le président américain Joe Biden rencontre le Premier ministre Naftali Bennett dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le vendredi 27 août 2021, à Washington, DC. (Crédit : AP Photo/Evan Vucci)
Le président américain Joe Biden rencontre le Premier ministre Naftali Bennett dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le vendredi 27 août 2021, à Washington, DC. (Crédit : AP Photo/Evan Vucci)

Alors qu’un accord visant à redonner vie au JCPOA – l’accord sur le nucléaire iranien qui avait été conclu entre Téhéran et les puissances mondiales – pourrait rapidement voir le jour, l’administration Biden a rejeté, lundi, les critiques du Premier ministre Naftali Bennett sur la possible remise en vigueur du pacte de 2015.

Un porte-parole du département d’État a confié au site d’information Walla que lorsque l’ancien président américain Donald Trump avait retiré les États-Unis de l’accord iranien, en 2018, de hauts-responsables israéliens de la Défense avaient considéré que cette initiative avait été une erreur.

« Nous ne pouvons pas nous permettre de répéter la même erreur et de rejeter une autre chance de pouvoir progresser grâce à la diplomatie », a dit le porte-parole.

« Nous avons la conviction que la diplomatie, en plus de la coordination avec nos alliés de la région, est le meilleur moyen d’atteindre notre objectif », a ajouté le porte-parole. « Nous ne répondrons pas aux médias concernant le détail des négociations en cours. »

Le porte-parole a aussi déclaré que les officiels américains étaient en contact « quotidien » avec leurs homologues israéliens et que Washington « va continuer à consulter le gouvernement israélien concernant la voie à suivre ».

Dans un discours prononcé dimanche devant la CoP (Conférence des présidents des Organisations juives américaines majeures), le Premier ministre avait averti que l’accord entre les puissances mondiales et l’Iran – dont la conclusion serait « imminente » – « créera probablement un Moyen-Orient plus violent, plus volatile », ajoutant que la République islamique utiliserait les ressources qui seraient libérées pour cibler Israël, et il a juré qu’Israël « n’acceptera pas l’Iran en tant qu’État du seuil nucléaire ».

Selon un reportage diffusé lundi par la Douzième chaîne, une remise en vigueur de l’accord ôterait la possibilité à Israël de frapper les sites nucléaires iraniens.

Toutefois, la chaîne a ajouté que Bennett et le directeur du Mossad, David Barnea, travaillaient sur une nouvelle stratégie d’affaiblissement de l’Iran par le biais de l’économie, et qu’ils étaient encore déterminés à contrer les efforts livrés par Téhéran pour s’ancrer, avec ses groupes mandataires, aux frontières d’Israël.

Le reportage a ajouté que les responsables israéliens se préparaient à l’expiration de l’accord dans les prochaines années et qu’ils s’apprêtent à discuter avec les puissances mondiales sur un éventuel accord de suivi qui serait, pour sa part, plus long et plus contraignant.

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