Rechercher

Zakaria Zubaidi, recapturé, demande à re-bénéficier d’avantages en prison

Le commandant du Fatah qui s'était échappé de la prison Gilboa s'est tourné vers la Haute-cour pour réclamer certains privilèges révoqués après sa fuite aux côtés d'autres détenus

L'un des six fugitifs, Zakaria Zubeidi, arrive pour une audience au tribunal de district de Nazareth, le 11 septembre 2021. (Crédit : David Cohen/Flash90)
L'un des six fugitifs, Zakaria Zubeidi, arrive pour une audience au tribunal de district de Nazareth, le 11 septembre 2021. (Crédit : David Cohen/Flash90)

Le chef terroriste Zakaria Zubeidi, qui a été ré-arrêté après s’être échappé d’une prison de haute-sécurité, le mois dernier, a porté plainte dimanche devant la Haute cour, demandant à pouvoir bénéficier à nouveau de certains avantages en détention qui auraient été supprimés suite à son évasion.

Selon les médias israéliens, Zubeidi, qui est actuellement incarcéré au sein de la prison Eshel, à proximité de Beer Sheva, a écrit dans sa plainte qu’il demandait à pouvoir recevoir des visites de sa famille, ajoutant qu’il voulait retrouver la capacité d’acheter des produits à la cantine de la prison, celle d’utiliser des produits électriques et le droit de porter les lunettes « qui lui sont vraiment nécessaires », entre autres.

Il demande également à pouvoir porter des vêtements plus chauds pour l’hiver qui s’annonce, et à pouvoir utiliser une couette et des oreillers.

« Toutes les initiatives prises à ce sujet ont été vaines jusqu’à maintenant, notamment un appel qui a été lancé par la Croix-Rouge et c’est ainsi que l’intervention de ce tribunal honorable est aujourd’hui requise », dit la requête déposée devant la Haute cour, a précisé la Douzième chaîne.

Les visites mensuelles de la famille de Zubeidi ont été annulées dans le contexte de la pandémie de coronavirus, une initiative apparemment sans lien avec l’évasion, selon la plainte – qui note toutefois que les visites familiales auraient pu reprendre sous certaines restrictions, conformément aux règles mises en œuvre dans la lutte contre le coronavirus qui ont été réactualisées.

Les six prisonniers – cinq membres du Jihad islamique palestinien et Zubeidi, commandant du Fatah – s’étaient évadés de la prison Gilboa en date du 6 septembre.

Des policiers et des gardiens de prison inspectent les lieux d’une évasion de six prisonniers palestiniens, à l’extérieur de la prison de Gilboa, dans le nord d’Israël, le 6 septembre 2021. (Crédit : Sebastian Scheiner/AP)

Quatre détenus, et notamment Zubeidi, avaient été capturés dans le nord d’Israël au cours dans la première semaine qui avait suivi cette évasion mais deux autres étaient parvenus à se rendre dans la ville de Jénine, en Cisjordanie, jusqu’à leur ultime arrestation qui était survenue en date du 19 septembre.

Le cerveau présumé de cette évasion, Mahmoud al-Arida, avait fait savoir aux enquêteurs que Zubeidi s’était ajouté au plan d’échappée belle au dernier moment, avec l’espoir que ses liens avec l’Autorité palestinienne aideraient à protéger les fuyards.

Sur cette photo fournie par la police israélienne, Zakaria Zubeidi (à gauche) et Mohammed al-Arida, deux des six prisonniers de sécurité palestiniens qui se sont échappés de la prison de Gilboa, ont les yeux bandés et sont menottés après avoir été repris dans la ville arabe d’Umm al-Ghanam, au nord d’Israël, le samedi 11 septembre 2021. (Crédit : Police israélienne via AP)

Pendant son propre interrogatoire, Zubeidi avait déclaré avoir vu le tunnel pour la toute première fois le jour de l’évasion.

Dimanche, les six fugitifs ont été présentés devant la cour de district de Nazareth pour la lecture de leurs actes de mises en examen, marquant l’ouverture du procès consacré à l’évasion de prison.

Cette fuite avait exposé au grand jour une série de défaillances survenues dans le centre de détention, avec notamment une incapacité à tirer des leçons de tentatives de fuite précédentes ainsi que plusieurs bourdes opérationnelles, comme des tours de garde qui étaient restées vides et des gardiens endormis au moment des faits.

Zubeidi, cerveau des attentats terroristes pendant la Seconde intifada, membre à l’époque des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, avait été gracié en 2007 lors de l’échange de prisonniers contre Gilat Shalit. Il avait été à nouveau arrêté en 2019 et accusé d’avoir pris part à deux fusillades contre des bus israéliens en Cisjordanie – avec des accusations supplémentaires remontant au début des années 2000 qui avaient été rajoutées sur l’acte d’inculpation.

L’équipe du Times of Israel et l’AFP ont contribué à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...