Zangauker : « Golan m’avait promis une place sur la liste des Démocrates »
La militante pour les otages veut néanmoins poursuivre son action publique pour « réparer les dysfonctionnements » de l'État, même si elle ne siégera pas à la prochaine Knesset
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Einav Zangauker, mère de Matan Zangauker, ancien otage du Hamas, figure de proue de la mobilisation pour les otages et critique virulente de la gestion de la crise par le gouvernement, a accusé le chef du parti Les Démocrates, Yair Golan, de lui avoir longtemps promis une place réservée sur la liste de ce parti de gauche, raison pour laquelle elle ne s’était pas présentée aux primaires, avant de revenir récemment sur son engagement.
Quelques jours après l’annonce par les médias israéliens de la décision de Golan de ne pas réserver de place à Zangauker, cette dernière a révélé dans un long message publié sur les réseaux sociaux qu’en février, Golan avait pris l’initiative d’une rencontre avec elle au cours de laquelle il lui avait proposé une place réservée immédiatement après les députés sortants sur la liste des candidats, et qu’elle avait accepté cette offre.
« Dès lors, on m’a demandé de garder cela secret. Les collaborateurs de Golan sont restés en contact avec moi, et tout au long de cette période, cet engagement a été réaffirmé à plusieurs reprises, notamment par Golan lui-même », a écrit Zangauker. « À chaque fois, on m’a rappelé qu’une parole est une parole, que notre accord restait valable, et qu’après les primaires, on annoncerait que j’occupais une place élevée sur la liste. »
« Dans le cadre de cet accord, on m’a demandé de réduire ma visibilité médiatique jusqu’à l’annonce officielle », a-t-elle ajouté. « Bien sûr, j’ai respecté mon engagement et j’ai gardé notre accord secret ; j’ai respecté la confidentialité et je n’ai pas envisagé d’autres options, comme participer aux primaires. J’ai respecté ma part de l’accord. »
« Malheureusement, comme cela a été rapporté, Golan en a décidé autrement », a-t-elle indiqué avec diplomatie. « Voilà toute l’histoire. Cet épisode est désormais clos ; il appartient déjà au passé. »
Elle a également fait part de son intention de poursuivre son action publique pour « réparer tous les dysfonctionnements de notre pays », même si elle ne siégera pas à la prochaine Knesset.
Elle exhorte la population à « veiller à ce que ce gouvernement défaillant ne parvienne pas à mener à bien son plan, qui veut nous faire oublier le massacre [du 7 octobre 2023], l’abandon et l’échec total qu’il a engendrés sur tous les fronts. »
Golan, pour sa part, a réagi par un tweet qui ne dément pas ni ne commente directement l’affirmation selon laquelle il aurait pris un tel engagement.
Zangauker lui est « chère », a-t-il déclaré, ajoutant : « Je sais que ma décision vous a déçue, et j’en suis profondément désolé. C’était ma décision, et j’en assume l’entière responsabilité – ainsi que la peine qu’elle vous a causée. »
Golan a justifié sa décision de ne pas faire usage de son droit de désigner un candidat de son choix, « par respect pour la volonté des 113 000 membres du parti Les Démocrates » et « par confiance envers l’excellente liste qu’ils ont choisie », ignorant ainsi l’affirmation de Zangauker selon laquelle c’est précisément cette promesse qui l’avait initialement dissuadée de se présenter aux primaires.
Golan a soutenu avoir offert à Zangauker, et continuer de lui offrir, un « rôle important » dans la campagne électorale du parti ainsi qu’après les élections.
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