Zohar : ce sont les électeurs qui décideront de l’avenir judiciaire de Netanyahu
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Zohar : ce sont les électeurs qui décideront de l’avenir judiciaire de Netanyahu

Le député signale ainsi que le Likud tentera d'obtenir l'immunité face aux poursuites si le Premier ministre devait former le gouvernement après le scrutin de septembre

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (G) avec le député Miki Zohar lors d'une réunion de faction du Likud à la Knesset, le 7 décembre 2015. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (G) avec le député Miki Zohar lors d'une réunion de faction du Likud à la Knesset, le 7 décembre 2015. (Yonatan Sindel/Flash90)

Un député du Likud, considéré comme un fidèle du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a déclaré mardi que ce seront les électeurs israéliens – et non le système judiciaire – qui décideront du sort du Premier ministre, marquant ainsi une nouvelle tentative de protéger ce dernier face aux poursuites pour corruption intentées à son encontre après les prochaines élections du 17 septembre.

« Le procureur général et le système judiciaire devront prendre en compte les résultats, car le peuple est souverain », a expliqué le député du Likud, Miki Zohar, au micro de la radio Kan. « C’est le peuple qui détermine les normes sociales. »

« Les responsables du sort judiciaire qui sera réservé à Netanyahu, ce sont la nation israélienne et les citoyens israéliens », a continué Zohar. « S’ils viennent aux urnes dans quelques mois et qu’ils disent une fois encore au procureur général, au système judiciaire dans son ensemble, à la gauche et aux médias que c’est Netanyahu qu’ils veulent comme Premier ministre, avec le respect que je dois à tous, il restera Premier ministre. »

En contradiction totale avec les déclarations répétées par Netanyahu en amont des élections à la Knesset du 9 avril – qui ont donné lieu à une impasse, nécessitant l’organisation d’un nouveau vote national – Zohar a expliqué qu’il n’avait aucun doute sur le fait que l’audience déboucherait sur la décision d’une inculpation de Netanyahu, en raison de pressions supposées exercées par la gauche sur le procureur Mandelblit.

Le procureur général Avichai Mandelblit lors d’une conférence à l’Université Bar-Ilan à Ramat Gan, le 28 mars 2019. (Flash90)

Par ailleurs, lundi, la chaîne publique Kan a fait savoir que lorsque le chef du gouvernement a refusé au député Betzalel Smotrich de l’Union des partis de droite le portefeuille de la Justice, son confident avait informé Smotrich qu’il avait été écarté parce que Netanyahu avait conscience que son avenir judiciaire se trouverait entre les mains de la personne qu’il nommerait au poste.

Natan Eshel, ancien chef de cabinet du Premier ministre et personnalité déterminante lors des négociations de coalition qui ont échoué, aurait dit à Smotrich que « le prochain ministre de la Justice aura la clé de l’avenir judiciaire de Netanyahu et de sa famille. Il est impossible que vous déteniez vous-même cette clé ».

Netanyahu a finalement désigné Amir Ohana, un loyal du Likud, l’un des seuls membres du parti à avoir ouvertement soutenu la mise en place de l’immunité du Premier ministre.

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