Ces derniers mois, l’ambassadrice d’Israël occupe le terrain. Après avoir été récemment chahutée dans l’amphithéâtre de Sciences Po Rennes, Aliza Bin Nous était en déplacement durant deux jours à Reims.

Dans un style toujours direct, Aliza Bin Noun a martelé les priorités d’Israël en terme de politique internationale : l’Iran, le groupe terroriste Etat islamique, et le mouvement BDS, qui promeut le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre Israël.

« Les principales menaces sont Daech et l’Iran, a-t-elle expliqué au Républicain Lorrain. Ce pays est très engagé dans les essais de missiles balistiques dont la cible est clairement Israël. C’est le seul au monde qui nie l’existence d’Israël. Il soutient des organisations terroristes comme le Hezbollah ou le Hamas. »

« L’autre problème majeur concerne ceux qui cherchent à délégitimer Israël, comme le BDS. »

Selon la représentante d’Israël en France s’exprimant au sujet des candidats aux élections présidentielles, seuls deux partis n’entretiennent pas de relations avec Israël « l’extrême-gauche et l’extrême-droite ».

« Concernant cette dernière et les éléments antisémites qui s’y trouvent, on ne peut avoir aucun lien, tranche Bin Noun. Macron est venu chez nous en 2015, il s’exprime très clairement contre le boycott d’Israël. Fillon parle aussi toujours de la sécurité d’Israël. Grosso-modo, ils partagent le même point de vue. »