Le film épique « Exodus » du réalisateur Ridley Scott ne sortira pas en salle avant décembre et pourtant les organisations chrétiennes soulèvent déjà des objections quant au fait que le film pourrait dévier de la « version originale ».

Le Hollywood Reporter a indiqué, plus tôt, dans la semaine que des sites confessionnels étaient remplis de déclarations de personnes en colère après que Christian Bale, qui joue le rôle de Moïse dans le film à gros budget, ait affirmé que son personnage était « schizophrène » et « barbare » lors d’une conférence de presse à Hollywood le mois dernier.

« Je pense qu’il est fort possible que cet homme ait été schizophrène et c’est un individu des plus barbares au sujet duquel j’ai pu lire dans ma vie » aurait déclaré Bale.

Ces commentaires ont entrainé une vague d’inquiétude dans les blogs et les chats chrétiens. Les commentateurs expliquent qu’ils sont maintenant inquiets quant au fait que le film ne présente qu’une version biaisée de l’histoire bien connue de l’exode des Hébreux vers la Terre Promise.

Les producteurs ont bien raison de tâter le pouls des bloggeurs chrétiens. Avant la sortie du film « Noah » de Darren Aronofsky, un film sur un autre épisode biblique bourré d’effets spéciaux impressionnants, les groupes confessionnels ont menacé de boycotter le film car il s’écartait trop du récit biblique.

Le Hollywood Reporter souligne que Faith Driven Consumer [Consommateur conduit par la foi], l’un des groupes chrétiens les plus influents et qui s’était opposé à la diffusion de « Noah », était plus optimiste au sujet d’« Exodus », mais les commentaires de Bale pourraient donner lieu à une autre série de manifestations.

Faith Driven Consumer a effectué un sondage au sujet du film. Selon ce sondage, 74 % des Américains iraient voir le film s’il est fidèle à la Bible mais s’il s’en écartait trop, 68 % ne se rendraient pas en salle.

Scott, lui-même, a mis de l’huile sur le feu, un peu plus tôt ce mois-ci, lorsqu’il a expliqué dans une interview accordé à Entertainment Weekly que sa version de la séparation de la Mer rouge n’était pas due à un miracle de Dieu mais à un tremblement de terre.