Le Hamas dit que l’explosion du bus de Jérusalem est une preuve de ‘résistance’
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Le Hamas dit que l’explosion du bus de Jérusalem est une preuve de ‘résistance’

Ismail Haniyeh salue « l'action héroïque » du terroriste Abu Srour, 19 ans, qui s’est tué et a blessé 20 personnes dans un attentat le 18 avril

Ismail Haniyeh, du Hamas, (deuxième à gauche) participe à un rassemblement anti-israélien à Gaza-Ville, le 28 avril 2016, devant un fond dépeignant le bus de Jérusalem qui a explosé. (Crédit photo : AFP/Mohammed Abed)
Ismail Haniyeh, du Hamas, (deuxième à gauche) participe à un rassemblement anti-israélien à Gaza-Ville, le 28 avril 2016, devant un fond dépeignant le bus de Jérusalem qui a explosé. (Crédit photo : AFP/Mohammed Abed)

L’explosion du bus de Jérusalem de la semaine dernière, réalisée par un membre du Hamas, montre « la détermination » du mouvement terroriste de continuer à résister contre Israël, a déclaré le chef du groupe terroriste à Gaza, jeudi.

S’adressant à des milliers de partisans dans la bande de Gaza, Ismail Haniyeh a salué « l’action héroïque » de Abed al-Hamid Abu Srour, 19 ans, qui s’est tué et a blessé 20 personnes, dont une adolescente qui a été grièvement touchée, dans l’attaque du 18 avril.

Haniyeh a déclaré que l’explosion « montre que le Hamas et les fils du Hamas sont engagés dans la résistance et déterminés à poursuivre l’Intifada ».

« Nous disons à l’occupant sioniste que notre peuple ne peut plus supporter le blocus [sur la bande de Gaza]. »

Ismail Haniyeh (Crédit photo : AP/Adel Hana)
Ismail Haniyeh (Crédit photo : AP/Adel Hana)

« C’est notre droit d’avoir un port et un aéroport », à Gaza, a-t-il dit lors de cette cérémonie où était déposée sur une estrade une réplique miniature du bus numéro 12, en référence à l’attaque de Jérusalem.

Israël maintient un blocus de sécurité sur Gaza pour empêcher le Hamas, qui cherche ouvertement à détruire Israël, d’importer des armes.

Abu Srour, de Beit Jala, près de la ville de Bethléem en Cisjordanie, a été identifié comme le terroriste qui a placé l’engin explosif à bord de l’autobus numéro 12, dans le quartier de Talpiot.

Photo non datée de l'homme identifiée par le Hamas comme Abed al-Hamid Abu Srour, 19 ans, terroriste responsable de l'explosion du bus 12 à Jérusalem le 18 avril. Il est décédé de ses blessures le 20 avril 2016. (Crédit : autorisation)
Photo non datée de l’homme identifiée par le Hamas comme Abed al-Hamid Abu Srour, 19 ans, terroriste responsable de l’explosion du bus 12 à Jérusalem le 18 avril. Il est décédé de ses blessures le 20 avril 2016. (Crédit : autorisation)

Le Shin Bet a déclaré que plusieurs membres du Hamas de Bethléem ont été arrêtés en lien avec l’attaque après une chasse à l’homme intensive menée par le service de sécurité, la police et l’armée israélienne.

L’attaque a marqué le premier attentat-suicide de la vague de terrorisme palestinien qui a éclaté en octobre dernier. Jusque-là, les attaques – coups de couteau, fusillades et voitures-béliers – avaient été caractérisées comme des incidents de « loup solitaire ». Le Hamas a encouragé les attaques contre les Israéliens. Les forces de sécurité auraient contrarié plusieurs plans d’attentats.

Pompiers et secouristes sur la scène de l'explosion d'un bus à Jérusalem, qui a fait au moins 21 blessés, le 18 avril 2016. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
Pompiers et secouristes sur la scène de l’explosion d’un bus à Jérusalem, qui a fait au moins 21 blessés, le 18 avril 2016. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Le kamikaze était originaire d’un clan de Bethléem bien connu, dont certains membres ont une historique de terrorisme et de violences contre Israël.

L’annonce est venue un jour après que le Hamas a déclaré que le terroriste était un de ses membres. Israël avait placé les détails de son identité sous injonction de silence.

L’annonce du Hamas ne contenait cependant pas de déclaration complète de responsabilité de l’attaque.

L’attaque-suicide s’est produite après des semaines de calme relatif dans la ville suite à une vague de six mois d’attaques palestiniennes au couteau, de fusillades et d’attaques à la voiture-bélier. Cela a fait augmenter les craintes d’un retour à un type de violence disparu de Jérusalem depuis des années.

Les explosions de bus étaient monnaie courante pendant la Seconde Intifada, au début des années 2000, mais l’attaque de lundi était la première bombe visant un bus à Jérusalem depuis 2011, lorsqu’un touriste britannique avait été tué par une bombe placée à côté d’un arrêt de bus.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, lundi soir, a promis de « trouver celui qui a préparé ce dispositif explosif ».

« Nous allons régler nos comptes avec ces terroristes », a-t-il dit.

Judah Ari Gross et l’AFP ont contribué à cet article.

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