Le Hezbollah a informé Israël, par l’intermédiaire des Forces des Nations Unies au Sud-Liban, qu’il n’est pas être intéressé par une escalade des violences à la frontière israélo-libanaise.

Selon le message, transmis à des responsables israéliens dans la nuit de mercredi à jeudi par le général Luciano Portolano, commandant de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), l’attaque du Hezbollah, intervenue plus tôt dans la journée sur un convoi de commandants d’infanterie le long de la frontière Nord a été conçue comme une réponse « œil pour œil » au raid dans le Golan syrien de la semaine dernière qui a tué des hauts commandants du Hezbollah et un général iranien.

L’attaque du Hezbollah a tué deux soldats israéliens et en a blessé sept. Le raid de la semaine dernière est attribué à Israël, même si le gouvernement de Jérusalem a refusé de reconnaître qu’il en était l’auteur.

« La FINUL nous a envoyé un message déclarant qu’à leurs yeux [pour le Hezbollah], l’incident est terminé », a confirmé jeudi matin le ministre de la Défense Moshe Yaalon dans une interview à la radio israélienne.

« Je ne sais pas si les événements sont derrière nous », a dit Yaalon. Il a ajouté : « L’armée est prête et déployée à toute éventualité. Notre bras long sait comment arriver là où cela est nécessaire. Quiconque tente de nous attaquer signe son arrêt de mort. »

Les évaluations de l’armée sont plus optimistes sur les chances de retour au calme que la rhétorique publique en Israël.

L’attaque du Hezbollah était « une pointe d’épingle, une réponse tactique » et ne signifiait pas une intention de la part du groupe terroriste libanais de se lancer dans une confrontation de grande envergure avec Israël, ont estimé mercredi des sources militaires sur la Dixième chaîne.

« J’informe les habitants du Nord qu’ils peuvent revenir à leur routine quotidienne », a déclaré mercredi soir le Général de Brigade Moti Almoz, porte-parole de l’armée.

Des messages similaires ont été transmis mercredi par le Hezbollah aux résidents du Sud du Liban, où les écoles ont été fermées dans certaines zones dans l’attente d’une guerre imminente entre le Hezbollah et Israël.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, devrait prendre la parole publiquement vendredi sur la montée des tensions.