Rejetant la menace terroriste, Paris s’illuminera pour Hanoukka
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Rejetant la menace terroriste, Paris s’illuminera pour Hanoukka

Le mouvement Loubavitch dit qu'il va maintenir les allumages publics, et qu'il ne se soumettra pas "à l'obscurité que les bougies sont censées dissiper"

Cérémonie d'allumage de la menorah devant la Tour Eiffel en 2013 (Capture d'écran YouTube )
Cérémonie d'allumage de la menorah devant la Tour Eiffel en 2013 (Capture d'écran YouTube )

Le mouvement Habad-Loubavitch de Paris a annoncé qu’il maintenait ses traditionnelles cérémonies d’allumage des bougies dans la ville des Lumières pendant Hanoukka, malgré les craintes accrues de terrorisme suite aux attaques terroristes du 13 novembre dans la capitale française.

« Par principe, la position de Habad a toujours été qu’arrêter ses activités juives serait une capitulation à la terreur, une reddition à l’obscurité que les lumières [de Hanoukka] sont censées dissiper, » lit-on dans un article publié sur le site d’information du siège mondial du mouvement, expliquant la décision.

En raison des tensions élevées suite aux récents attentats terroristes à Paris, la police avait recommandé que Habad n’organise pas d’événements publics dans la ville.

Mais mardi, à la suite d’une rencontre entre des émissaires Habad et les responsables français de la sécurité, la police a accepté d’autoriser 19 événements d’allumage public de menorah qui auront lieu durant les huit jours de la fête, sous haute sécurité.

Un de ces événements sera l’allumage d’une menorah géante devant la Tour Eiffel, une tradition que le mouvement Loubavitch de Paris organise chaque année depuis 25 ans.

L’année dernière, 6 000 Parisiens et des visiteurs avaient assisté à l’événement sur le site du monument qui est emblématique de la France.

Les attaques contre les Juifs de France ont été en hausse au cours des dernières années, notamment une fusillade dans un supermarché casher à Paris en janvier derrnier dans laquelle quatre personnes ont été tuées, et des attaques à Toulouse en 2012. Celles-ci ont intensifié les craintes de la communauté juive et provoqué une recrudescence de l’immigration vers Israël.

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