La communauté valencienne d’Espagne aurait officiellement adopté le boycott d’Israël comme politique.

Un vote sur Israël de la Communauté, une région semi-autonome qui regroupe plus de 250 municipalités et 2,5 millions d’habitants, a eu lieu pendant l’assemblée générale du 29 décembre, selon la faction locale du parti d’extrême-gauche Valencia en Comú, qui a soumis cette motion avec d’autres partis d’extrême-gauche.

« Aujourd’hui, la Communauté valencienne se déclare un espace libre de l’apartheid israélien », a écrit un porte-parole du parti sur sa page Facebook officielle.

La motion approuvée, selon le communiqué, a été coécrite par la branche locale du mouvement de Boycott, Désinvestissements et Sanctions (BDS) contre Israël, et le représentant du parti Roberto Jaramillo Martinez. Les partisans du boycott ont célébré ce vote, qu’ils considèrent comme une importante victoire.

« C’est un grand succès pour la cause palestinienne », pouvait-on également lire dans le communiqué, qui jure de « continuer le combat jusqu’à ce que la Palestine soit libre ».

Sur Twitter, le parti de Martinez a également déclaré que la motion avait été votée « à l’unanimité ». Aucune information supplémentaire sur le vote n’a été fournie.

Il n’a pas été possible de trouver une copie de la résolution, qui n’est pas présente sur le site internet de la communauté. Aucune réponse n’a été donnée aux appels ou aux e-mails adressés à la communauté.

ACOM, une association espagnole pro-israélienne qui a initié des dizaines de procès contre des municipalités et d’autres institutions qui soutiennent le mouvement BDS, a tenté d’obtenir le texte exact de la motion, « qui est toujours floue », a déclaré le président du groupe, Angel Mas, à JTA vendredi.

D’autre part, une cour espagnole a déclaré qu’une motion soutenant le boycott d’Israël votée en 2015 par le conseil municipal de Saint-Jacques de Compostelle, était illégale, a annoncé ACOM dans un communiqué la semaine dernière. Se prononçant le mois dernier sur une plainte déposée par ACOM contre la ville, le tribunal 1 de Saint-Jacques de Compostelle a jugé que la municipalité avait outrepassé sa juridiction en adoptant la résolution.

L’action judiciaire d’ACOM a entraîné l’annulation ou le rejet de plus d’une dizaine de résolutions BDS ces dernières années en Espagne, où plus de 50 villes ont soutenu le mouvement BDS, plus que n’importe où ailleurs en Europe. Certains jugements ont estimé que le mouvement BDS était inconstitutionnel et discriminatoire. D’autres ont annulé ces motions pour des raisons techniques.

A Saint-Jacques de Compostelle, le conseil municipal avait été critiqué quand des médias locaux avaient annoncé que sa motion BDS, non contraignante et déclarative, avait entraîné El Al, le transporteur aérien israélien, à abandonner des projets pour ajouter un vol vers la ville touristique dont les finances sont en difficulté.

L’Association galicienne pour l’amitié avec Israël avait déclaré au quotidien La Voz de Galicia qu’en avril, El Al avait ouvert un val vers Valence plutôt que vers Saint-Jacques en raison de cette motion.