172 Jordaniens remplaceront les travailleurs africains dans les hôtels d’Eilat
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172 Jordaniens remplaceront les travailleurs africains dans les hôtels d’Eilat

Selon le ministre de l'Intérieur, l’emploi de 1 500 Jordaniens dans la station balnéaire du sud du pays renforcera les liens transfrontaliers

Une vue du front de mer d'Eilat. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
Une vue du front de mer d'Eilat. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Un groupe de 172 citoyens jordaniens a traversé la frontière vers Israël pour travailler dans les hôtels d’Eilat, remplaçant ainsi les migrants africains précédemment employés dans la ville.

Les 172 travailleurs constituent les premières arrivées d’un afflux prévu total de 1 500 Jordaniens, qui seront employés dans la station balnéaire du sud du pays.

L’emploi de Jordaniens a été une initiative du ministre de l’Intérieur, Silvan Shalom, et du maire d’Eilat, Meir Yitzhak Halevi, comme le rapportait le site d’actualités Ynet vendredi.

Shalom était à Eilat, jeudi, pour saluer le premier groupe d’employés.

« Aujourd’hui est un jour de fête pour la coopération israélo-jordanienne, une fête pour les deux nations et une célébration pour Eilat », a déclaré Shalom.

« Il s’agit d’un mouvement qui va renforcer les liens entre Israël et la Jordanie, améliorer le service dans les hôtels d’Eilat et empêcher les migrants clandestins de venir travailler en Israël, » a-t-il ajouté.

Des dizaines de milliers d’Erythréens et de Soudanais ont demandé l’asile en Israël au cours des dernières années. Il y a environ 50 000 Africains dans l’Etat juif, dont la plupart ne disposent pas de statut officiel.

Le plan a été élaboré par l’Autorité des frontières de la population et de l’Immigration (PIBA) et approuvé par Shalom.

Le gouvernement a approuvé le programme à condition que les Jordaniens ne prennent pas les emplois qui sont classés comme des « positions privilégiées », c’est-à-dire les emplois dans lesquels les soldats de Tsahal récemment libérés de leurs obligations peuvent travailler et recevoir des bonus supplémentaires.

La catégorie des « positions privilégiées » vise à renforcer les industries qui sont souvent en manque de travailleurs, et les soldats démobilisés récemment qui manquent de formation professionnelle ou d’un diplôme d’études collégiales correspondent souvent à cette demande.

Le ministre de l'Intérieur Silvan Shalom en juillet 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre de l’Intérieur Silvan Shalom en juillet 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les Jordaniens reçoivent des visas quotidiens et regagnent leurs domiciles en Jordanie à la fin de chaque journée de travail.

Le chef de la Piba, Amnon Ben Ami, a indiqué que beaucoup de ces employés ont travaillé dans l’industrie hôtelière à Amman ou Aqaba, et la plupart d’entre eux parlent couramment anglais. Il a également fait savoir qu’Israël et la Jordanie vérifieront constamment la bonne mise en œuvre du plan d’apport des employés.

Selon les Jordaniens, le passage en Israël à la frontière s’est passé efficacement et sans encombre.

Les 1 500 travailleurs sont recrutés sous la forme de trois groupes de 500. Les 172 qui sont arrivés jeudi appartiennent au premier groupe, et le reste devrait commencer à travailler dans les prochaines semaines.

Israël a approuvé un plan similaire en 2014. En juin de cette année-là, le gouvernement avait autorisé 1 500 Jordaniens à venir travailler à Eilat pour lutter contre la pénurie de main-d’œuvre.

Jordanie a signé un traité de paix avec Israël en 1994, devenant ainsi le deuxième pays arabe à le faire après l’Egypte en 1979.

L’AFP a contribué à cet article.

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