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21 000 Israéliens ont demandé la nationalité portugaise en 2022

Pour la deuxième année d'affilée, Israël est en tête des demandes depuis que le gouvernement portugais accorde la nationalité aux descendants de Juifs séfarades

Illustration : Des fidèles prient à la synagogue Kadoorie – Mekor Haim à Porto, Portugal, mai 2014. (Avec l'aimable autorisation de la communauté juive de Porto)
Illustration : Des fidèles prient à la synagogue Kadoorie – Mekor Haim à Porto, Portugal, mai 2014. (Avec l'aimable autorisation de la communauté juive de Porto)

Selon les autorités portugaises, les Israéliens sont, plus que tout autre groupe, les tout premiers demandeurs de la nationalité portugaise, même s’ils sont peu nombreux à y vivre.

Selon les statistiques du Service portugais de l’immigration et des frontières (SEF), le nombre de demandeurs israéliens au titre de la loi de 2015 concernant les descendants de Juifs expulsés pendant l’Inquisition a atteint 20 975 en 2022, soit plus que les 18 591 candidats du Brésil, dont la population est 20 fois plus importante que celle d’Israël et qui a des liens culturels de longue date avec le Portugal, sans compter la même langue.

Les Israéliens constituaient déjà le principal groupe demandeur en 2021, avec 21 263 candidatures.

L’afflux de candidats israéliens a commencé lorsque le Portugal a adopté sa « loi du retour », en 2015, pour permettre aux descendants des Juifs séfarades portugais frappés par l’Inquisition, au 15e siècle, de demander la nationalité. Le gouvernement portugais a annoncé son intention d’y mettre un terme en décembre 2023, considérant son objectif de réparation comme « atteint ».

Un scandale a éclaté, l’an dernier, suite à des rumeurs de fraude et corruption au sein de la communauté juive de Porto, l’une des deux autorités juives – avec la communauté de Lisbonne – autorisée à instruire les demandes. La communauté de Porto a en effet été critiquée pour avoir accordé la citoyenneté à Roman Abramovich, milliardaire juif russe qui a fait fortune dans le secteur de l’énergie en Russie et est réputé être un proche de Vladimir Poutine, ce qu’il nie.

La nouvelle de la naturalisation d’Abramovich s’est sue peu de temps après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, lorsqu’il est devenu clair qu’il allait vivre en Europe occidentale et ainsi échapper aux sanctions européennes imposées aux oligarques russes. Son cas a déclenché une enquête criminelle sur les modalités d’examen des dossiers par la communauté de Porto et à la détention du rabbin Daniel Litvak, doublée de dissensions au sein des communautés juives du Portugal.

Vue de la synagogue Kadoorie à Porto, au Portugal, le 16 mai 2023. (Crédit : Eli Mandelbaum/EJA)

La nationalité portugaise, et la libre-circulation que confère la détention d’un passeport de l’Union européenne, attire les Israéliens. En outre, les impôts sont peu élevés et le coût de la vie est moindre au Portugal, mais les revenus y sont également plus faibles. Certains Israéliens sont attirés par les taux d’acceptation plus élevés dans les universités publiques européennes et des frais de scolarité moins élevés pour les ressortissants de l’UE.

Il y a probablement aussi des motivations politiques.

Les Israéliens de tendance libérale se disent en effet de plus en plus disposés à s’installer à l’étranger depuis que le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu tente de saper le pouvoir et l’indépendance du pouvoir judiciaire. Pour d’autres, c’est la peur et le stress de vivre dans un pays aux prises avec un conflit de voisinage meurtrier qui prime.

Mais malgré un intérêt qui ne se dément pas pour la nationalité portugaise, la plupart des bénéficiaires israéliens ne se sont pas installés au Portugal. Sur les 60 000 Israéliens disposant de la nationalité portugaise en 2022, seuls 569 y vivaient, selon les données du SEF, sans comparaison avec les 239 744 Brésiliens installés au Portugal.

Il est possible que nombre d’Israéliens qui, eux-mêmes ou leurs aïeux, ont connu des migrations dans le passé, soient tentés par une sorte de « plan B ».

Amikam, professionnel de santé israélien qui n’a pas souhaité donner son nom de famille, a expliqué à The Portugal News avoir demandé la nationalité en 2017, mais pas dans le but d’émigrer.

« C’est toujours bien d’avoir un plan B au cas où les choses tourneraient mal en Israël ».

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