24 des 60 Gazaouis tués à la frontière étaient des terroristes, selon Israël
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24 des 60 Gazaouis tués à la frontière étaient des terroristes, selon Israël

Le Hamas et le Jihad islamique ont publié des photos de 13 de leurs membres tués dans les affrontements de lundi

Un communiqué de presse du Hamas publié le 15 mai 2018, annonçant la mort de 10 membres de son ministère de l'Intérieur lors d'affrontements avec Tsahal la veille (publié avec autorisation)
Un communiqué de presse du Hamas publié le 15 mai 2018, annonçant la mort de 10 membres de son ministère de l'Intérieur lors d'affrontements avec Tsahal la veille (publié avec autorisation)

Les groupes terroristes du Hamas et du Jihad islamique palestinien ont reconnu mardi que 13 de leurs membres figuraient parmi les 60 personnes tuées par l’armée israélienne lors de manifestations à la barrière de Gaza la veille. Israël a déclaré qu’au moins 24 des Palestiniens tués étaient membres de groupes terroristes.

Le Hamas a indiqué que dix des personnes tuées étaient membres de son ministère de l’Intérieur, qui est responsable de la sécurité à Gaza.

Le Jihad islamique a déclaré que trois membres de son aile militaire, Saraya Al Qods, avaient été abattus par les forces israéliennes à Khan Younis.

L’armée a déclaré que son chiffre de 24 Palestiniens tués membres de groupes terroristes se basait sur une enquête conjointe avec le service de sécurité du Shin Bet.

« La plupart des personnes [membres de groupes terroristes] tuées appartenaient au groupe terroriste du Hamas, et d’autres au Jihad islamique palestinien », a déclaré un porte-parole de l’armée.

Parmi les morts, selon Tsahal, on comptait huit membres d’une cellule d’activistes armés du Hamas tués dans une fusillade alors qu’ils cherchaient à endommager la barrière dans le nord de la bande de Gaza.

Le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, a indiqué que 60 personnes avaient été tuées lors des manifestations de lundi, la plupart par des tirs, et que plus de 2 700 avaient été blessées. Le ministère a déclaré qu’un bébé faisait partie des victimes. Il aurait été tué par des gaz lacrymogènes, mais un médecin de Gaza, qui a déclaré que le bébé présentait une pathologie respiratoire, et sa famille, ont émis des doutes à ce sujet.

Un autre Palestinien a été tué mardi alors que de plus petites manifestations ont éclaté à Gaza, a indiqué le ministère.

Le chef d’état-major de l’armée, Gadi Eizenkot, et d’autres officiers supérieurs surveillent la barrière de sécurité de Gaza lors de violentes manifestations le long de la frontière, le 14 mai 2018 (Crédit : armée israélienne)

Israël a condamné le Hamas pour ces violences meurtrières, affirmant que le groupe terroriste avait encouragé et dirigé les manifestations, lors desquelles des attaques contre les troupes israéliennes et des tentatives de violation de la barrière frontalière ont été menées. L’armée a déclaré dimanche que le Hamas prévoyait d’envoyer des terroristes armés à travers toute brèche dans la barrière pour « massacrer » les Israéliens.

Après les premières manifestations de la « Marche du retour » en mars, le Hamas a reconnu que cinq de ses terroristes figuraient parmi les victimes. Il s’est par la suite abstenu de reconnaître si ses membres comptaient parmi les morts suivants.

Jeudi, le dirigeant du Hamas à Gaza, Yahya Sinwar, a déclaré qu’il espérait voir une violation massive de la frontière israélienne au cours des manifestations de lundi coïncidant avec le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem.

Pour le Hamas, le groupe terroriste qui dirige Gaza et cherche la destruction d’Israël, la manifestation frontalière de lundi représentait l’aboutissement d’une semaine de campagne visant à briser le blocus sur son territoire. Israël affirme que le blocus était nécessaire pour empêcher le Hamas d’acquérir des armes et d’attaquer l’Etat juif.

Les manifestations de lundi visaient également l’ouverture de l’ambassade américaine à Jérusalem, considérée comme une provocation majeure par les Palestiniens et le monde arabe. Les Palestiniens considèrent Jérusalem-Est comme la capitale d’un futur état palestinien.

Des manifestants palestiniens lèvent les yeux vers les bombes lacrymogènes larguées par un drone quadcopter israélien lors d’affrontements près de la frontière avec Israël à l’est de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 15 mai 2018 (AFP / SAID KHATIB)

Le Hamas a déclaré que les manifestations se poursuivraient de façon hebdomadaire. Il n’est néanmoins pas certain qu’il réussisse à maintenir cet élan pendant le mois de jeûne du Ramadan, qui démarre cette semaine.

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