37 ans après, la police exhume le corps d’une jeune israélienne assassinée
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37 ans après, la police exhume le corps d’une jeune israélienne assassinée

En vertu de nouvelles preuves, les autorités ont reçu l'aval de la famille pour déterrer le corps de Nava Elimelech, brutalement assassinée en 1982, à l'âge de 12 ans

Nava Elimelech, 12 ans, assassinée en 1982. (Crédit : Yossi Aloni)
Nava Elimelech, 12 ans, assassinée en 1982. (Crédit : Yossi Aloni)

De nouvelles informations ont émergé dimanche au sujet du meurtre d’une fille de 12 ans, survenu il y a 37 ans. Avec l’accord de la famille, les enquêteurs ont procédé à une exhumation de sa dépouille pour effectuer certains examens.

La dépouille de Nava Elimelech, qui a été violemment assassinée et démembrée en 1982, a été exhumée, a fait savoir la police.

Le corps d’Elimelech a été envoyé à l’institut médico-légal d’Abu Kabir pour être examiné. La police n’a pas précisé la nature des nouvelles preuves et un embargo a été imposé sur cette affaire. La procédure a été approuvée par la famille.

La disparition de la fillette, cadette d’une fratrie de quatre, a été signalée le 20 mars 1982, après qu’elle a quitté le domicile familial à Bat Yam, pour se rendre chez une amie qui vivait 300 mètres plus loin.

Après 10 jours de recherches, la tête et d’autres parties du corps d’Elimelech se sont échouées sur plusieurs plages du centre d’Israël, enveloppés dans des sacs plastiques, horrifiant les plagistes et baigneurs et l’ensemble du pays. Un médecin légiste a déterminé que le meurtre a eu lieu le jour de sa disparition.

Israéliens et touristes à la plage de Tel Baruch à Tel Aviv, le 10 juillet 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le meurtrier n’a jamais été interpellé, malgré la mobilisation de 40 personnes pour monter la plus grosse équipe d’enquêteurs de l’histoire du pays.

Les morceaux de la dépouille d’Elimelech avaient été envoyés dans un laboratoire londonien pour y être examinés afin d’identifier l’arme du crime. Plusieurs suspects ont été arrêtés au fil des ans, mais tous ont été libérés pour manque de preuves.

En 1983, un Gazaoui a été arrêté puis libéré. Peu après, le chef d’état-major Rafael Eitan avait affirmé que le meurtre avait été motivé par des idéologies nationalistes et qu’il s’agissait d’un test d’entrée pour rentrer dans un groupe terroriste palestinien.

En 2001, un membre de l’équipe d’enquêteurs d’origine a déclaré à la radio militaire que l’agence du Shin Bet avait trouvé des preuves qui corroboraient cette allégation. Un prisonnier arabe israélien avait indiqué que son ancien compagnon de cellule, un Palestinien incarcéré pour terrorisme, avait avoué avoir tué Elimelech. Cependant, entre 1983 et 2001, l’homme avait été libéré, avait emménagé en Jordanie et est décédé. Il n’a jamais été interrogé dans le cadre de cette affaire.

L’enquête a pris un tournant il y a quelques mois. Selon les médias, cela s’expliquerait par des nouvelles identifications ADN obtenues grâce à des technologies récentes.

Yaakov Elimelech, le frère de la victime, a déclaré dimanche aux médias israéliens qu’il était « mitigé, partagé entre l’immense douleur et l’espoir qu’avec l’aide des nouvelles technologies, il soit possible de faire la lumière sur un meurtre atroce qui n’a pas été résolu pendant des années ».

Il a ajouté que la famille n’a pas connaissance des nouveaux éléments de l’affaire.

Yaakov Elimelech a souligné que l’exhumation n’a « pas été facile » pour la mère de Nava et pour sa famille. « Au fil des ans, il y a eu des suspects, mais il n’y a jamais rien eu de sérieux. »

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